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OCC: Pierre Lohohola Osomba, le scientifique appelé à secouer les normes

À la tête de l’Office Congolais de Contrôle, le nouveau Directeur général mise sur la rigueur du labo et l’expérience du terrain. Son pari: rendre la qualité congolaise compétitive. Il n’arrive pas d’une réunion administrative. Il vient du labo. Pierre Lohohola Osomba, nouveau directeur général de l’Office Congolais de Contrôle -OCC-, incarne le pari de l’expertise pure. Chercheur reconnu, professeur ordinaire, gestionnaire d’universités, acteur politique: son CV ne tient pas sur une page. Sa mission, si. À un moment où la République Démocratique du Congo veut peser sur la qualité des produits, imposer ses normes et gagner en compétitivité, Kinshasa choisit un homme de science. Pas un communicant. Un bâtisseur de molécules, de concepts, d’institutions.

Le doctorat comme arme de travail

Docteur en sciences chimiques de la KU Leuven, promotion 2007, Pierre Lohohola appartient à cette génération de chercheurs congolais qui ont décidé de jouer dans la cour des grands. De retour à l’Université de Kinshasa, il forme, publie, expérimente.  Ses sujets claquent: molécules biologiquement actives, substances naturelles, hydrocarbures et biocarburants, extraction de métaux, chimie computationnelle. Du concret, de l’industriel, de l’économique. Pas de la théorie qui dort dans les tiroirs.

PETROPALM: quand le labo répond au terrain

Son coup d’éclat? Le concept «PETROPALM». Un carburant qui marie huile de palme et pétrole lampant. Breveté en au pays. L’idée est simple: valoriser ce que le pays a, répondre à une réalité africaine, réduire la dépendance. Auteur de «Comprendre les biocarburants», il a cette obsession: rapprocher la science des vrais problèmes. Énergie, environnement, économie. Le triptyque qui fait mal.

De l’amphi au bureau du DG

Lohohola ne connaît pas que les éprouvettes. Il a dirigé le Centre universitaire de Gbadolite et l’ISTM de Tshumbe. Deux écoles, deux réformes, deux gestions publiques assumées. Il préside aussi la Société Chimique du Congo -SOCHIMICO-, carrefour des chercheurs et industriels du secteur. Côté politique, il a mouillé le maillot. Candidat aux législatives 2023 dans le Sankuru. Directeur de campagne de Félix Tshisekedi dans la province. Il connaît donc les attentes des populations, les tensions du terrain, les lenteurs de l’État.

L’OCC version 2.0 ?

L’enjeu est massif. L’OCC, c’est la porte d’entrée et de sortie de l’économie congolaise. Certification, contrôle des normes, protection du consommateur, accompagnement des opérateurs. Dans un monde où tout s’ouvre, l’institution doit tenir. Avec Lohohola, l’attente est claire: moderniser les mécanismes, injecter de la science dans les procédures, accélérer. Mettre la compétence technique au centre de la décision publique.

Le message est lancé. L’OCC change de visage. Et à sa tête, un homme avec une seule boussole : mettre la science au service du développement. Le labo descend dans la rue. À l’OCC de suivre.

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