
Lors de son échange, mardi 1er octobre 2024, avec la Diaspora RD-congolaise de Hongrie, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi avait rejeté l’idée d’un potentiel dialogue politique parce qu’il avait estimé que le pays n’est pas en crise. Mais, il avait précisé qu’il a toujours eu les bras tendus, les bras ouverts pour parler avec quiconque le voudrait. Réagissant à ce point de vue du Chef de l’État qui est disposé à échanger avec qui voudrait le rencontrer pour parler des problèmes du pays, Jean-Marie Ntantu Mey, doyen de la Société civile, promoteur du Bureau d’actions et d’éveil culturels -BAC- et de l’Alliance des leaders de la Société civile, a salué la volonté du Président de la République qui est favorable à un dialogue dans le strict respect des lois et de la bienséance.
«L’Alliance des leaders de la Société civile -ALSOC- est prête depuis plus d’une année à chercher à échanger avec le Chef de l’État sur des questions brûlantes de l’heure. Nous savons qu’il a aussi besoin d’écouter les leaders d’opinion surtout de la Société civile. A cet effet, la demande de cet échange lui sera déposée bientôt. Depuis 2023, l’ALSOC se prépare aussi pour un dialogue entre la Société civile, le Pouvoir et l’Opposition pour examiner ensemble les problèmes cruciaux de nos populations», a annoncé le promoteur du BAC et de l’ALSOC.
Pour lui, il est plus qu’urgent que le Chef de l’État puisse consacrer un petit temps pour écouter ses compatriotes soucieux de l’accompagner dans ses efforts de ramener la paix au pays. «La guerre d’agression nous imposée par le Rwanda à travers le M23 qui occupe plusieurs territoires à l’Est de notre pays, la balkanisation du pays voulue par les Occidentaux, le phénomène Mobondo, le social de la population dont la survie devient intenable, la consécration de l’impunité des détourneurs des fonds publics et l’absence de la cohésion nationale font partie des problèmes qui nécessitent qu’on se retrouve autour d’une table», a souligné Jean-Marie Ntantu Mey.
A l’entendre, comme l’État est composé de trois forces, à savoir: la Société civile, le Pouvoir et l’Opposition, il a conseillé que chaque partie se prépare pour un dialogue salutaire pour tous les RD-Congolais et surtout pour les gouvernants. «L’objectif de ce dialogue sera entre autres l’élaboration et l’adoption d’une feuille de route devant endiguer les maux et les faiblesses évoquées sur les problèmes auxquels le pays est confronté actuellement notamment la guerre d’agression, le phénomène Mobondo, le banditisme urbain dénommé Kuluna et le social de la population», a-t-il souligné.
Et de renchérir: «le Président de la République a tout intérêt de s’impliquer personnellement pour la tenue et la réussite de ce dialogue tant attendu et sollicité par la plupart des RD-Congolais. Jean-Marie Ntantu Mey, coordonnateur du BAC et doyen de la Société civile, qui a pris part aux différentes concertations organisées dans le pays depuis Mobutu dans le souci de faire avancer le pays, est une bibliothèque vivante. L’homme connait bien les méandres politiques susceptibles d’apporter des solutions idoines aux problèmes qui minent le pays. Aux consultations populaires organisées par le Maréchal Mobutu, à la Conférence nationale souveraine -CNS-, aux dialogues du Palais du peuple, de Gbadolite, de Sun City et de la Cité de l’UA ou de la CENCO, le député honoraire Ntantu Mey y a été. Il en connait quelque chose et garde encore fraiche son expertise, mieux son son expérience à mettre au service de la nation.
«Le Président de la République est d’accord pour le dialogue qui se tiendrait dans le respect des lois. N’oublions pas qu’à l’époque, le Président Mobutu qui était pour une conférence constitutionnelle et non pour une conférence nationale souveraine, la suite, nous l’avons tous connue», a conclu le doyen de la Société civile qui s’apprête à déposer au cabinet du Chef de l’État la lettre de demande des échanges avec le Président de la République.

