
Le point relatif au cas de naufrages enregistrés dernièrement sur le Fleuve Congo, ses affluents et, il y a peu, sur le Lac Kivu avec un bilan lourd, a figuré parmi les sujets traités lors de la 17ème Réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue le vendredi 12 octobre 2024 à la Cité de l’Union africaine, sous la direction du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Au chapitre consacré à la communication du Chef de l’Etat, ce dernier n’a pas caché ses sentiments par rapport à ce sujet passionnant et qui continue à défrayer la chronique, soulignant ainsi la nécessité d’assurer la sécurité de la navigation sur le plan aussi bien fluvial que lacustre.
Le Président de la République est beaucoup plus préoccupé par la répétition de ces naufrages durant les trois dernières années sur les eaux de la RD-Congo, avec mort d’hommes. Le dernier cas en date est celui du chavirement, le jeudi 03 octobre 2024, d’une embarcation qui a causé la mort et la disparition de plusieurs personnes dans le Lac Kivu, endeuillant ainsi de nombreuses familles à travers le Grand Kivu et toute la République.
A l’occasion de cette réunion hebdomadaire, le premier citoyen RD-congolais a tenu à réitérer toute sa compassion aux familles éprouvées et à prêter oreille attentive à cette douleur qu’elles ressentent. Sous le leadership de la Première ministre Judith Suminwa, le Président Tshisekedi a invité le gouvernement à ne ménager aucun effort et surtout à accompagner les familles qui traversent ce terrible drame.
Subsidiairement à ses instructions données à la suite de ce drame, lesquelles ont été répercutées par la Première ministre lors de la précédente Réunion du Conseil des ministres, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a été chargé de prendre des initiatives en vue du renforcement des capacités de tous les services étatiques notamment le commissariat fluvial, ainsi que les services en charge des patrouilles fluviales qui interviennent dans la sécurité de navigation fluviale et lacustre.
Outre l’initiative déjà prise par le gouvernement pour la prise en charge des rescapés dudit naufrage, la ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité a été chargée d’encadrer toutes les interventions humanitaires faites en faveur des victimes et, ce, en sauvegardant leur dignité. Il est à noter qu’un contrôle rigoureux s’impose. Question d’établir les responsabilités à tous les niveaux et que les mesures idoines soient prises pour éviter que pareils drames à répétition ne se reproduisent plus.
L’occasion était également belle pour le Président de la République afin de rappeler son instruction sur la lutte contre les ports clandestins qui sont aussi un vecteur de ce genre de fléau que connaissent ces voies tant lacustres que fluviales. Il a insisté sur les mécanismes de supervision efficaces de toutes les étapes de construction des embarcations et baleinières mais aussi de suivi technique régulier par les experts qualifiés et bien formés du ministère des Transports.
Pour se rendre compte de la bonne exécution de ces instructions, le Chef de l’Etat attend un rapport qui lui sera présenté lors de la prochaine Réunion du Conseil des ministres, en bonne et due forme. A ce stade, nul doute que les responsabilités établies permettront d’en savoir un peu plus sur les sanctions à prendre, y compris les personnes auxquelles elles seront appliquées.


