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RDC: Mwilanya égrène les réalisations de Joseph Kabila dans un livre

C’est un coup de projecteur signé Néhémie  Mwilanya que vient de faire, vendredi 18 février dernier au salon Congo du Pullman Hôtel, l’ancien directeur de cabinet du Président honoraire Joseph Kabila, sur ses 18 ans passés à la tête du pays, soit de 2001 à 2019. Dans son livre « la République Démocratique du Congo sous Kabila, devoir de mémoire », publié aux Editions Harmattan et préfacé par le sénateur honoraire, l’auteur répond à un souci : celui de restaurer la vérité dans toutes ses dimensions. Dans le même temps, apporter un démenti cinglant au travers de cet ouvrage de 384 pages à tout ce qui se raconte concernant le bilan de Joseph kabila dont certains disent qu’il est inexistant.

En d’autres termes,  Mwilanya tord ici le cou aux détracteurs du patron du Front Commun pour le Congo, FCC, qui soutiennent que Raïs n’a rien fait durant tous ses 18 ans. Pour bien inventorier les actions de Joseph Kabila, l’auteur promène son regard rétrospectif à travers trois actes principaux à savoir, d’un état inexistant à un état républicain, lutte pour la reconstruction et la stabilisation de l’économie et enfin, Joseph Kabila, défis et perspectives d’avenir.

Dans la foulée, l’auteur épingle la refondation républicaine, l’alternance politique, plusieurs réformes pour le redressement de l’économie notamment celle identifiée sous le programme de 5 chantiers, y compris la bancarisation, la paie régulière des fonctionnaires et agents de l’Etat, etc. Toutefois, a-t-il reconnu, tout n’a pas été que rose, dans la mesure où l’absence de la sanction ou l’impunité, la mainmise du Pouvoir sur le Parlement, l’insatisfaction de la population à la suite des réformes entreprises, constituent des points faibles du régime Kabila. A cela s’ajoute que le président honoraire n’a pas pu transformer l’homme congolais, ou extirper le mal congolais constitué par la corruption, le gain facile avec la célèbre phrase : « tata aye nzala esili ».

D’où, le constat de Néhémie Mwilanya, « beaucoup restait encore à faire lorsque Kabila a quitté le pouvoir».

En effet, c’est dans un salon Congo chauffé à blanc qu’a eu lieu le vendredi 18 février dernier la cérémonie du baptême du livre « la République Démocratique du Congo sous Joseph Kabila, devoir de mémoire », une œuvre d’esprit du professeur Néhémie Mwilanya Wilondja, ancien directeur de cabinet du président honoraire de la RD-Congo, Joseph Kabila Kabange.

Le public venu très nombreux et essentiellement constitué des dignitaires de l’ancien régime, toutes casquettes confondues, sans oublier différents autres invités du monde aussi bien politique que culturel, a eu droit à la présentation de l’ouvrage par des professeurs d’universités comme premier temps fort de cette cérémonie. Il s’agit de professeurs Toengao, recteur de l’université de Kisangani et de Bob Kabamba.

Les deux orateurs ont, avec une expression qui convient, décortiqué l’ouvrage à la grande admiration du public. Mais tous ont martelé sur les réalisations de Joseph Kabila, de 2001 à janvier 2019, date de la passation démocratique du pouvoir entre les présidents entrant et sortant. Malgré l’impunité, le laisser aller et le laisser faire qui ont caractérisé le contrôle parlementaire, à cause de la mainmise du pouvoir sur le Parlement, l’ouvrage retient plus de 3OO lois promulguées par les parlementaires depuis la prise des fonctions par Joseph Kabila.

C’est sous Kabila que l’Etat républicain a été fondé, avec à la clé la promulgation de la constitution du 18 février 2006 en vigueur jusqu’à ce jour et qui fonde l’existence de la troisième République. Soit dit en passant que la date du 18 février pour cette cérémonie, n’a pas été choisie au hasard.  Sans oublier la réforme de la Justice avec l’éclatement de la Cour Suprême de Justice en trois autres juridictions à savoir, la Cour de Cassation, la Cour Constitutionnelle et le Conseil d’Etat. Et d’ajouter en substance que c’est sous le leadership de Raïs que nous avons aujourd’hui le ministère des Droits humains.

Sous le mandat de Joseph Kabila a eu lieu le processus ayant conduit à la réforme électorale, et  la RD-Congo s’est dotée d’abord de la CEI puis de la CENI avant de disposer d’une administration électorale qui sert d’exemple à d’autres pays d’Afrique. La mobilisation du peuple congolais autour de la reconstruction des infrastructures du pays, de l’économie nationale et de différents autres secteurs de la vie, notamment autour du programme de cinq chantiers, c’est indubitablement sous le mandat du président de la République honoraire. Sur la liste des actions à impact visible, l’auteur n’a pas omis de faire figurer les sacres des Léopards au niveau du Chan, mais également le rayonnement de Florent Ibenge comme entraîneur avec une notoriété internationale. Il a également cité la réfection de l’immeuble devenu aujourd’hui l’Hôtel du fleuve, qui abrite toutes les réunions, voire celles de l’Union Sacrée de la Nation, etc.

Une arme de destruction massive

Le deuxième temps fort de la cérémonie a été la prise de parole par le professeur Henri Mova Sakani en vue de porter cet ouvrage sur les fonts baptismaux. A cette occasion, il a émis le vœu de voir ce livre  devenir cette arme de destruction massive contre toutes sortes de mensonges véhiculés à travers des médias ou des réseaux sociaux et qui font croire que le président Kabila n’a rien fait tout au long de son mandat à la tête du pays. Il a félicité son collègue Mwilanya pour avoir comblé ce vide, en faisant éclater la vérité au grand jour. C’était pour lui le lieu de souhaiter longue vie et plein succès à cette réalisation car, a-t-il martelé, on a tellement colporté le mensonge que pour certains, il est devenu une vérité.

Un faible commencement

Prenant à son tour la parole, l’auteur a eu les mots qu’il faut pour remercier l’assistance d’être venue nombreuse, tout en ayant à l’esprit les hommages au président Joseph Kabila à l’honneur ce jour. «Votre présence nous donne de la chaleur au coeur car, ce n’est à nous que  vous rendez hommage, mais au sénateur J. Kabila », a-t-il dit avant d’emprunter la sagesse de feu Simaro Lutumba pour qui, il faut savoir rendre hommage aux personnalités célèbres de leur vivant, et non attendre qu’elles meurent pour les honorer à titre posthume. Pour Néhémie Mwilanya, cet ouvrage n’est pas une fin en soi, mais plutôt un faible commencement. Comme pour inviter tous ceux qui le peuvent, à venir continuer là où il s’est arrêté.

JeJe MBUYAMBA

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