
Il y a peu, le Salon Congo du Pullman Hôtel/Kinshasa a servi de cadre à la cérémonie de présentation officielle des lauréats des activités organisées en marge du dernier Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Paris, en France. Comme personnalités de marque à l’avant-plan de cette cérémonie, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et sa collègue, la ministre déléguée en charge de la Coopération internationale et Francophonie, Bestine Kazadi.
Dans la salle, on pouvait apercevoir d’autres membres du gouvernement venus rehausser de leur présence cette célébration. C’est le cas de Marc Ekila, Gilbert Kabanda et Noëlla Ayeganagato, respectivement ministres en charge de la Formation professionnelle, de la Recherche scientifique et Innovation technologique et de la Jeunesse et Éveil patriotique.
Prenant la parole à cette occasion, la ministre déléguée Bestine Kazadi a laissé entendre que la RD-Congo avait remporté trois victoires en France sur trois fronts, à savoir: diplomatique, scientifique et culturel. S’agissant des activités qui se sont tenues avant le XIXème Sommet, la RD-Congo a gagné au Salon Franco Tech avec Fidèle Nsadi -Express’App- et Sophonie Foka -Création d’une couveuse intelligente avec panneaux solaires. «Au Village de la Francophonie, il y avait la présence remarquée des artistes Herman Amisi, Yekima De Bel Art, Fally Ipupa… Le géniteur de Tokoos Music était le seul à prester lors du dîner des Chefs d’État de la Francophonie», a-t-elle poursuivi.
Dans la foulée des jeunes francophones qui ont compéti dans la catégorie ‘‘Prix de l’innovation francophone des médias’’, Ange Kasongo de la RD-Congo était l’unique lauréate.
De son côté, le ministre de la Communication n’a pas caché ses émotions. Il s’est exprimé en ces termes: «Ange. Je la connais depuis bien longtemps. Ce n’est pas surprenant. Mais il y a quelque chose de particulier, c’est qu’aujourd’hui, tous les pays du monde sont face à la menace de la désinformation et à la menace des mauvaises nouvelles. Tous les pays du monde, même en République démocratique du Congo, il y a de plus en plus de structures que l’on crée pour être à mesure justement de faire ce qu’on appelle en langage journalistique, le factchecking. Et le fait d’avoir une structure de factchecking de référence à Kinshasa qui soit reconnue mondialement au niveau de la Francophonie, est une victoire», a-t-il indiqué.
«Cette victoire illustre encore comme ce que nous appelons pays solution. Je pense que Madame Ange Kasongo pourrait être parmi celles et ceux qui contribuent à ce que ce pays apporte des solutions et mérite quelques encouragements. L’occasion faisant le larron, j’étais justement avec mes équipes en train de travailler sur une vaste campagne qui va s’étendre. Evidemment, la RD-Congo n’est pas que Kinshasa, mais nous pourrons discuter avec elle pour voir dans quelle mesure les bilans hebdomadaires ou les activités que fait son média dans le cadre du factchecking peuvent lui donner une visibilité à la télévision nationale. Puisque c’est aussi là une façon pour nous de lui apporter un soutien, mais aussi d’être sûrs que ce qu’elle nous apporte comme information dément toutes ces rumeurs et fake news qui circulent», a renchéri le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Pour sa part, Ange Kasongo pense que la proposition et l’idée du ministre Patrick Muyaya résume un peu le discours qu’elle aurait pu introduire. «Il m’a bien devancée. Je suis ravie d’être là. C’est avec beaucoup de plaisir, d’encouragement, de reconnaissance et un peu d’honneur de prendre la parole pour dire merci à cette opportunité. C’est vrai que notre travail soit reconnu à l’international, mais au niveau national, les autorités ne donnent pas ce crédit à notre travail. Ce n’est pas la même chose. Donc, j’en suis vraiment ravie et reconnaissante. ‘‘Balobaki Check’’ lancée en 2022 comme Madame la ministre déléguée l’a si bien dit, mais c’est un travail que je fais depuis 2019», a-t-elle indiqué.
Et Muyaya d’ajouter: «‘‘Balobaki Check’’ est une structure non partisane qui veut promouvoir l’exactitude de l’information dans le débat public en République démocratique du Congo afin de renforcer notre démocratie à travers des formations de journalistes, l’éducation aux médias et des contenus de qualité pour lutter contre les messages de haine et les fausses informations -fake news- au sein des communautés.
Satisfait du succès diplomatique de ce sommet de la Francophonie tenu à Paris, le porte-parole du gouvernement a conclu sa participation en ces mots: «Pour la première fois, depuis 2 ans, nous avons réussi à faire passer dans les résolutions du Président Macron ce que nous avons repris dans notre document au dernier Sommet sur la Francophonie à Paris. Pour ceux qui se posaient des questions sur notre présence dans l’Organisation internationale de la Francophonie par rapport à la position du Rwanda face à la guerre qu’il nous a imposée dans l’Est de notre pays, je dis que l’OIF est composée de 86 autres pays. Il est donc possible que les autres pays commercent avec nous, consomment nos innovations et plaident pour notre cause». Concernant le génie RD-congolais, le ministre Muyaya pense qu’il est aujourd’hui important pour le gouvernement de mettre en place des cadres qui permettront aux jeunes de donner encore le meilleur d’eux-mêmes, mais aussi de contribuer à l’essor du pays.


