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Kinshasa: pas responsable de l’éclairage public, la SNEL clarifie sur les enjeux de fond

Stop à l’amalgame. Alors que des critiques fusent de la société civile sur la gestion de l’éclairage public, la SNEL, société publique de l’électricité, apporte des précisions et remet les pendules à l’heure sur son champ d’action. Selon l’entreprise, son mandat se limite strictement à la production, au transport et à la distribution d’électricité, et elle rappelle qu’elle n’est pas responsable de l’éclairage public, tâche qui incombe désormais à l’Hôtel de Ville et aux services urbains compétents.

Cette distinction n’est pas anecdotique: elle clarifie les responsabilités et pointe vers les couches institutionnelles qui pilotent les projets d’illumination urbaine. La SNEL précise que ni son Directeur général, Teddy Lwamba, ni l’entreprise ne participent à la planification ni à l’exécution des projets d’éclairage public. Autrement dit, les décisions opérationnelles et les financements dédiés à l’éclairage relèvent d’autres instances municipales et administratives. En contrepartie, l’entreprise affirme s’acquitter de certaines redevances auprès de l’Hôtel de Ville, selon le cadre administratif en vigueur, réaffirmant un lien financier et réglementaire avec les autorités locales.

Le dialogue est cependant loin d’être rompu. La SNEL souligne qu’elle entretient des échanges réguliers avec les organisations de la société civile afin de discuter des défis du secteur électrique et d’identifier des pistes d’amélioration. Ces discussions, lancées précédemment et poursuivies sous la direction du nouveau directeur général, témoignent d’un effort collectif pour éclairer les faiblesses du système et envisager des solutions communes.

Sur les coupures d’électricité qui frappent fréquemment la capitale, la SNEL avance des causes tangibles: une combinaison de contraintes structurelles du réseau, d’une insuffisance de production, de la vétusté des infrastructures et de pertes techniques et commerciales, qui convergent pour affaiblir la fiabilité du service. Ce diagnostic appelle, selon l’entreprise, des investissements et des réformes profondes. En parallèle, des projets de modernisation de l’éclairage public sont en gestation, en collaboration avec l’Hôtel de Ville et les services concernés.

L’objectif est clair: moderniser les installations, réduire les coûts, améliorer la sécurité et l’esthétique urbaine, tout en dissociant les responsabilités opérationnelles des compétences municipales des missions techniques de la SNEL. La prochaine étape s’inscrit dans une logique d’action: clarifier les rôles, accélérer les projets structurants et renforcer la résilience du réseau pour que l’éclairage public devienne un levier de sécurité et de dynamisme urbain, plutôt qu’un sujet de polémique. Dans ce contexte, les autorités locales et la SNEL doivent converger vers une feuille de route commune, avec des échéances transparentes, des indicateurs de performance clairs et une communication régulière avec les citoyens sur les avancées et les défis à relever.

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