
«Je vous annonce qu’un Congrès se tiendra ce mercredi 11 décembre 2024. Il s’agit de l’audition du discours de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat sur l’état de la nation», a déclaré le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, lors d’une séance plénière, samedi 7 décembre 2024 au Palais du Peuple. Une plénière consacrée essentiellement au projet de Loi relatif à la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Les deux Chambres du Parlement, à savoir: l’Assemblée nationale et le Sénat de la RD-Congo, sont convoqués en Congrès, mercredi 11 décembre 2024 au Palais du peuple à Kinshasa, pour auditionner le discours du Chef de l’Etat sur l’état de la nation.
Conformément à l’article 77 de la Constitution, le Président de la République adresse des messages à la nation. Il communique avec les Chambres du Parlement par des messages qu’il lit ou fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat. Il prononce, une fois l’an, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, un discours sur l’état de la nation. Par ailleurs, d’après plusieurs autres sources sénatoriales, au cours de ce Congrès, il sera également évoqué la question liée à l’entérinement du mandat des juges constitutionnels afin de permettre à la Cour constitutionnelle de prendre valablement ses décisions.
Selon l’Agence congolaise de presse -ACP-, désigné en 2015 par le Parlement, le juge Corneille Wasenda se trouve être en ce jour fin mandat, après 9 ans passés à la Cour constitutionnelle. Il en est de même du juge Norbert Nkulu désigné par le Président de la République en 2018. Le juge François Bokona, qui est à la Cour depuis 2018, pourrait aussi être concerné par cette disposition constitutionnelle et faire l’objet de remplacement. À 6 ans accomplis, on peut aussi être substitué.


