Actualités

Massacre de Komanda: Katumbi dénonce «une barbarie inqualifiable» et fustige l’inaction du gouvernement

Les réactions fusent de partout après l’attaque perpétrée par les rebelles du groupe armé  Forces démocratiques alliées -ADF-, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet derniers, dans une église à Komanda, dans la province de l’Ituri, ayant causé la mort d’au moins quarante personnes. Parmi celles-ci, Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République, a dénoncé «une barbarie inqualifiable», pointant du doigt le pouvoir central face aux atrocités commises dans l’Est du pays.

«Ces massacres révèlent, une fois de plus, l’absence totale du pouvoir de Kinshasa dans l’espace sous son contrôle», a-t-il affirmé sur son compte X, anciennement Twitter. Malgré l’état de siège, a-t-il dénoncé, les ADF et autres groupes armés continuent à semer la mort sans aucune contre-offensive sérieuse. L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023 a accusé les autorités de privilégier «leur maintien au pouvoir à des fins illicites et égoïstes».

Dans son message, il a rappelé que même les autorités provinciales de l’Ituri ont récemment exprimé leur impuissance face à la persistance des violences. D’après l’opposant en exil, il est temps de «rétablir l’autorité de l’État» dans cette région meurtrie. «Malheureusement, le régime actuel a montré ses limites et ne peut y arriver, abandonnant la population à son triste sort et la contraignant presque à se prendre en charge pour mettre fin aux exactions et tueries barbares», a-t-il déploré.

L’ex-gouverneur de la province du Katanga a exhorté les RD-Congolais à rester unis et à continuer le combat jusqu’au jour où il n’y aura plus d’atrocités en RD-Congo. Enfin, il s’est incliné devant la mémoire des victimes, tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées, à l’Église et aux communautés locales, frappées une fois de plus par l’horreur.

Hénoc AKANO

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page