Claudel André Lubaya, acteur politique RD-congolais, refuse de garder sa langue dans sa poche après la dernière sortie médiatique du vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication sur le plateau de la radio «Top Congo». Dans un post sur la toile, Claudel André Lubaya fustige les propos tenus par Jean-Pierre Bemba, les qualifiant d’incendiaires, en ce qu’ils constituent un poison pour l’unité nationale.
«Par ses propos incendiaires, le ministre des Transports veut réécrire notre histoire et instiller dans notre société le poison de la haine, de la division, de la stigmatisation et de la destruction de notre vivre-ensemble. C’est un manquement grave au devoir de dignité inhérent à sa fonction, qu’il déshonore du reste. Ses outrances ne servent ni la République ni la démocratie», déplore-t-il. Et de poursuivre: «décrié pour ses échecs et sans doute victime d’un épuisement politique, faute de résultats dans son secteur, le ministre Bemba est revenu au-devant de la scène avec des mots effrayants et en révisant l’histoire. Sous couvert d’un patriotisme fallacieux, il porte un projet de guerre civile permanente entre RD-Congolais, selon leurs origines et leurs opinions. Je lui dénie le patriotisme. Il est, au contraire, l’envers obscur de notre appartenance à la nation RD-congolaise: son contraire et sa négation totale».
Pour lui, en séparant les RD-Congolais, en les dressant les uns contre les autres par ses incitations permanentes à la haine et à la violence, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba conduit le pays à sa destruction.
De l’avis de cet ancien député national, à la veille du 65ème anniversaire de l’accession de la RD-Congo à son indépendance, le devoir patriotique impose à chacun lucidité et responsabilité, pour éviter au pays sa décomposition, à l’État son effondrement et à la nation sa crispation et son implosion, telles que le souhaitent des forces centrifuges au service de la haine et de la division.
«À ce tournant décisif qui coïncide avec l’aggravation de la crise multidimensionnelle dans laquelle le pays s’enfonce davantage, il est du devoir de chaque responsable de ne pas céder aux tentations de repli et aux excès», recommande-t-il. Dans sa peau d’acteur politique, Claudel André Lubaya condamne ceux qui laissent Jean-Pierre Bemba se livrer à des surenchères verbales et aux invectives. Il donne tort aussi aux médias qui prennent «plaisir à lui accorder la tribune sans le recadrer».
«Ils énervent les principes élémentaires d’éthique professionnelle. Tous répandent la haine. Tous, ils ont tort. Aucune violence verbale, quelle qu’en soit la raison, ne saurait être tolérée», dénonce Claudel André Lubaya, avant de rappeler que la République, c’est le respect que chacun doit à la mémoire collective et à autrui, quelles que soient son origine ou ses convictions.
