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RDC : Lubaya appelle Tshisekedi à s’assumer

L’élu de Kananga laisse entendre dans un message sur compte Twitter que le Président de la République est le rempart institutionnel, le régulateur et le stabilisateur de tempête en haute mer
 
Il y a péril en la demeure. Le climat tendu sur fond de méfiance créée par la déchéance de Jean-Marc Kabund-a-Kabund, président ai de l’UDPS, de son poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, avec l’accord des élus/FCC, majoritaires à la Chambre basse est un déclic glissant. Ce qui apparaît comme guerre de positionnement pour contrôler les institutions entre la coalition FCC-CACH expose le pays au pire. Ça, Claudel-André Lubaya, député national élu de la ville de Kananga, pousse le raisonnement très loin et remet le pendule à l’heure en reconnaissant le rôle de chaque institution de la République. Une façon de dire que nul ne peut prévaloir agir ou poser des actes en dehors des prérogatives lui reconnues par la Constitution sous des prétextes fallacieux au nom des accords politiques qui n’engagent pas le pays. Pour apaiser la tempête, considérant le principe selon lequel gouverner c’est prévoir, Lubaya interpelle le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Le président de l’Union démocratique africaine Originelle  -UDA Originelle-, par la réthorique, livre ses pensées. «Le Président de la République est le dernier rempart institutionnel face aux dysfonctionnements, dérapages et abus. C’est lui le ‘’Garant’’, le régulateur et le stabilisateur de tempête en haute mer. Face aux périls, à lui ‘’seul’’ revient l’initiative. Il est temps de tracer le cap», écrit-il dans son compte Twitter. C’est avec franchise que Lubaya s’exprime, lui qui a dénoncé la bagarre ayant éclairé le lundi 25 mai avant le vote de la pétition de déchéance de Kabund, initiée par le député MLC Jean-Jacques Mamba. Quand un élu de la trempe de Lubaya, ancien gouverneur du Kasaï Occidental, trois fois élu député national -2006, 2011 et 2018 et député provincial également en 2018, s’invite au débat, il tranche en faveur de la loi qui investit le Chef de l’Etat de tous les pouvoirs d’agir. On crie à l’impunité, au détournement des deniers publics, la corruption, etc., les gestionnaires devraient répondre de leurs actes. Au vu de tout ce qui se passe aujourd’hui, on attend que le Président Tshisekedi puisse s’assumer en vue d’offrir au peuple RD-congolais ce qu’il lui a promis pendant la campagne électorale. Le mandat actuel ne serait pas celui de la coalition au pouvoir -FCC-CACH-, mais celui de Tshisekedi qui a reçu mandat du peuple.
Octave MUKENDI

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