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L’IGF mobilise les représentants des entreprises et des établissements publics en vue d’une gestion efficace

L’Inspection générale des finances -IGF- a organisé mercredi une réunion rassemblant les mandataires des entreprises et établissements publics, dédiée à la transparence et à la bonne gouvernance. Ce rendez-vous, dirigé par Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des finances, avec son adjoint Emmanuel Tshibingu, était présidé par le Secrétaire exécutif de l’ANEP.

Un dialogue continu et des missions d’accompagnement

Dans son discours inaugural, Christophe Bitasimwa a souligné que cette rencontre fait partie d’une démarche de dialogue continu entre l’IGF et les organismes placés sous sa supervision. L’objectif est d’écouter, de conseiller et d’accompagner les gestionnaires du secteur public.

« Depuis quelques années, l’ANEP et l’IGF se sont accordées pour organiser régulièrement ces rencontres afin de traiter des difficultés rencontrées dans l’exécution des missions. Ce dialogue est donc permanent », a-t-il précisé devant un public nombreux.

Traditionnellement axée sur un contrôle a posteriori, l’IGF a récemment mis en place la “patrouille financière”, un mécanisme préventif visant à détecter les dérives avant qu’elles n’impactent négativement les finances publiques.

Ces missions incluent, entre autres, des conseils aux gestionnaires dans leurs actions, la garantie de la régularité des opérations de gestion, la dissuasion des pressions externes et le suivi rigoureux des recommandations.

Selon l’Inspecteur général, ces initiatives ont déjà conduit à des résultats tangibles : amélioration de la trésorerie des entreprises, optimisation des dépenses, adoption accrue d’outils de gestion prévisionnelle et atténuation de certaines tensions sociales.

Des dysfonctionnements persistants

Toutefois, d’importants défis demeurent. Christophe Bitasimwa a identifié des conflits fréquents entre les présidents des conseils d’administration et les directions générales, le non-respect des procédures de passation des marchés publics, ainsi que la détournement des ressources en faveur des mandataires au détriment d’investissements productifs.

« La bonne gouvernance est une exigence fondamentale de la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi. Ce n’est qu’en unissant nos efforts dans nos domaines respectifs que nous pourrons améliorer la qualité de vie de nos concitoyens », a-t-il insisté.

Cet appel a été chaleureusement soutenu par Patrick Ngulu, secrétaire exécutif de l’ANEP, qui a rappelé que la transparence et la responsabilité sont essentielles pour transformer les entreprises publiques de fardeaux budgétaires en véritables moteurs de développement.

Les mandataires témoignent de leur approbation à l’initiative

Les participants ont unanimement applaudi cette initiative. Pour Mathieu Muboyahi, DGA de l’ANADEC, cette rencontre est « une occasion de dialogue indispensable ». De son côté, Fabien Mutomb, directeur général de la SNCC, a averti : « Sans responsabilité et sans réforme de la double tutelle, les entreprises sous portefeuille ne seront pas en mesure d’accomplir leur mission essentielle : produire et générer des bénéfices pour la nation ».

Vers des résolutions concrètes

La séance a été clôturée par un échange interactif et l’adoption de résolutions concrètes, notamment l’élaboration de mémos conjoints pour clarifier les axes de collaboration avec l’IGF. Un message clair se dégage : la patrouille financière et les missions d’accompagnement n’auront d’impact que si une réforme en profondeur des structures et un réel engagement à appliquer les règles sont mis en œuvre.

Entre géants dépensiers et potentiels moteurs de croissance, l’avenir des entreprises publiques en RD-Congo dépendra de la capacité des mandataires et de l’IGF à transformer ce dialogue en actions effectives.

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