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EPFKIN: un président accuse ses homologues d’être «corruptibles»

Le football RD-congolais peine toujours à se défaire des accusations de violences, de favoritisme et de corruption qui ternissent régulièrement son image. Une nouvelle polémique a éclaté le lundi 25 mai 2026 au sein du Championnat de l’Entente provinciale de football de Kinshasa -EPFKIN. À l’issue de la qualification de son club pour le barrage d’accession à la Ligue nationale de football -LINAFOOT-, Ligue 2, Kennedy Katasi, président du Cercle sportif Katasi du Congo, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme des pratiques de corruption dans le championnat d’élite de la capitale. Face à la presse locale, le dirigeant sportif a affirmé que certains adversaires de son équipe auraient bénéficié du soutien financier de dirigeants d’autres clubs engagés dans la compétition. «Le football est une école de loyauté et de fair-play. Durant ce championnat, nous avons découvert des dirigeants sans éthique. Une dirigeante aurait utilisé des moyens illégaux pour nous barrer la route. Ce sont des comportements à bannir. C’est immoral. Comment peut-on corrompre des arbitres alors que ce n’est même pas son équipe qui joue? Tout cela manque de sérieux», a déclaré Kennedy Katasi.

Ces propos ont rapidement provoqué de nombreuses réactions dans les milieux sportifs kinois. Plusieurs observateurs et passionnés du football RD-congolais ont critiqué la sortie médiatique du président du CS Katasi du Congo, estimant qu’elle pourrait nuire davantage à l’image déjà fragilisée du football national. «Un président de club devrait faire preuve de retenue avant de porter publiquement de telles accusations», a condamné un analyste sportif local. Un autre observateur souligne les conséquences potentielles de telles déclarations: «Lorsqu’un président de club accuse publiquement ses homologues d’être “corruptibles”, il s’expose à d’éventuelles sanctions disciplinaires et judiciaires. Ces propos portent atteinte à l’honneur des dirigeants concernés et remettent en cause l’intégrité de toute la compétition».

Cette affaire ravive également les soupçons récurrents autour de possibles matches arrangés au sein de l’EPFKIN. Déjà, la saison précédente, plusieurs rumeurs avaient circulé concernant des manipulations présumées de rencontres décisives. Selon certaines indiscrétions relayées par «AfricaNews», le FC Mweka, dirigé par Abega Mido, figurait parmi les clubs soupçonnés d’avoir bénéficié du soutien de certains arbitres et dirigeants afin de conserver la première place du groupe B et d’accéder à la finale face au leader de la poule A. Si une enquête officielle venait à être ouverte par les organisateurs du championnat ou par la Fédération congolaise de football association -FECOFA-, les clubs reconnus coupables de corruption pourraient s’exposer à de lourdes sanctions disciplinaires, notamment une relégation en division inférieure ainsi qu’à une amende de 250 dollars américains, conformément à l’article 53 du Code disciplinaire de la FECOFA.

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