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Médard Palankoy, le cri de détresse de son avocat

La situation de Médard Palankoy Lakwas, avocat «enlevé depuis le 14 mars 2025» en son lieu de travail à Kinshasa, inquiète ses proches. Sans nouvelle de lui depuis plus d’un mois, sa famille a lancé un nouveau cri de cœur, via son avocat-conseil, Laurent Onyemba. Dans une correspondance adressée lundi 28 avril au Procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, l’avocat des Palankoy a dénoncé «l’arrestation et [la] détention arbitraires» de son client avec qui il n’a pas pu échanger depuis.

Médard Palankoy a été écroué après une «perquisition illégale» de son cabinet. Son avocat crie à la violation d’une Circulaire de 2011 relative à l’organisation intérieure des Parquets. «Mon client a été conduit d’abord à une destination inconnue avant d’être signalé aux locaux du Conseil national de cyberdéfense», a tonné Laurent Onyemba.

Alors que la Constitution fixe à 48 heures le délai d’une garde à vue, Palankoy a vu ses droits fondamentaux être «bafoués». Cet avocat est notamment privé de toute possibilité d’entrer en contact avec sa famille ou avec son conseil et n’est toujours pas informé «des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre lui».

Du Procureur près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Me Laurent Onyemba a sollicité la régularisation du cas de son client, notamment via la saisine par les Officiers de police judiciaire du CNC du parquet près la Cour d’appel pour une action régulière.

«Au-delà de sa présomption d’innocence et surtout de son identité et sa profession qui ne sont pas douteuses, mon client sollicite que vous puissiez demander en communication son dossier afin que celui-ci puisse être instruit par un magistrat plus expérimenté de votre office conformément à la loi et ce, pour préserver ses droits et libertés publiques garantis par la Constitution et les lois de la République dont vous en êtes le gardien», plaide Onyemba.

Pour cet avocat, la «détention arbitraire» de son client et confrère vient ressusciter «les pratiques inhumaines, dégradantes et rétrogrades consistant à se saisir des professionnels judiciaires dont les avocats au mépris de toutes les dispositions et garanties légales». Pour laver cet affront, il en a appelé à l’implication des autorités politiques et judiciaires.

Ya KAKESA

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