
La lutte contre le paludisme qui constitue la première cause de morbidité et de mortalité en RD-Congo requiert la mutualisation des efforts de la part de tous les acteurs sociaux, administratifs, politiques. C’est dans cette optique que le Programme national de lutte contre le paludisme -PNLP-, en collaboration avec son partenaire Impact Santé Afrique -ISA-, a organisé une journée spéciale de sensibilisation des parlementaires contre le paludisme en RD-Congo.
Plusieurs présentations ont été faites pour éveiller la conscience des parlementaires sur ce fléau. Dans son mot de bienvenue, le directeur adjoint du PNLP, Dr. Guy Esebe Dembo, a fait savoir qu’en organisant cette journée, le programme a voulu faire connaître aux élus les techniques de lutte contre le paludisme étant donné que la RD-Congo est 2ème au classement après le Nigeria en Afrique. En sa qualité du président du réseau parlementaire de lutte contre le paludisme en RD-Congo, le député national Dieudonné Mposhi a indiqué que le paludisme n’est pas seulement un problème de santé mais aussi une crise économique qui affecte des familles entières.
«Avec 27 millions de cas enregistrés et 24 mille morts. Ces statistiques sont alarmantes et appellent à agir», a-t-il signifié. Et d’ajouter: «les parlementaires doivent s’impliquer dans la lutte pour assurer que chaque RD-Congolais ait accès aux soins et aux moustiquaires imprégnées».
A l’en croire, 2024 représente une opportunité pour lutter efficacement contre le paludisme. «Notre tâche est de soutenir la stratégie élaborée par le PNLP et ISA. Ensemble, nous avons le pouvoir d’écrire une nouvelle page contre le paludisme en RD-Congo», a-t-il souligné. Et de conclure: «nous avons renforcé nos capacités de manière à accompagner le PNLP».
Dans leurs présentations axées sur le rôle des parlementaires dans la lutte contre le paludisme, Solange Simpungu de ISA et le député Dieudonné Mposhi ont fait savoir que les élus doivent s’engager dans la promotion des interventions de lutte contre ce fléau en partenariat avec les acteurs locaux et nationaux de la santé, faire de plaidoyer pour l’augmentation du budget national alloué à la lutte contre le paludisme et mobiliser également des fonds de contrepartie. Le moment a été bien choisi car, le Parlement est en pleine session budgétaire.


