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RDC: Ozone entre en scène, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité dévoile la suite de la feuille de route

Monsieur le ministre, vous représentez le Chef de l’État pour l’achèvement de ce complexe. Que ressentez-vous devant cet ouvrage terminé?

Une immense fierté et une gratitude profonde envers le Président Félix-Antoine Tshisekedi. C’est un honneur de concrétiser, en son nom, un projet d’une telle envergure pour la capitale.

On parle d’un «bijou technologique». Qu’est-ce qui rend cette usine si particulière?

C’est un complexe ultramoderne. Derrière ces murs, nous avons une capacité de production de 330 000 m³/jour. C’est une prouesse: là où il a fallu 40 ans pour atteindre ce débit à l’usine de N’djili, nous l’avons fait ici en moins de 6 ans. C’est la preuve qu’avec de la volonté politique, nous pouvons transformer le quotidien des Congolais rapidement.

Concrètement, quels quartiers vont enfin voir l’eau couler au robinet grâce à ces nouveaux modules?

Plus de 6 millions de personnes sont concernées. La répartition est claire:

– Zone Ouest (Module 1): Ngaliema (de Binza à Kinsuka), Kintambo, et une partie de Mont Ngafula.

– Zone Centre (Module 2) : Bandalungwa, Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri, Selembao, Bumbu, Makala et Kalamu.

– Zone Nord & Sud (Module 3) : Ce module vient soulager l’usine de N’djili en alimentant la Gombe, Lingwala, Barumbu, ainsi que Masina et Kimbaseke.

Kinshasa s’étend sans cesse. Comment comptez-vous éviter que la ville ne dépasse à nouveau vos capacités de production?

Nous anticipons. Via le projet Kin Elenda, nous réhabilitons les réseaux vétustes pour stopper les fuites. Ensuite, de nouveaux chantiers arrivent: une usine à Maluku, une autre à Lukunga et une extension à Lutendele. L’objectif est simple: que l’infrastructure suive la démographie.

L’usine est là, mais la Regideso souffre de factures impayées, notamment par l’État. Allez-vous régler ce problème?

Absolument. Je me bats au Conseil des ministres pour le paiement des arriérés des instances officielles. Nous travaillons aussi sur une tarification plus juste. Sans santé financière, la REGIDESO ne pourra pas entretenir ces installations coûteuses.

Un mot sur la CEP-O qui a piloté les travaux malgré la perte de son coordonnateur, M. Philippe Lumeka?

Je salue leur professionnalisme exemplaire. Malgré le départ douloureux de Philippe Lumeka en novembre dernier, l’équipe a tenu bon. Ce résultat est le fruit d’une organisation rigoureuse que je continuerai de soutenir.

Est-ce que ce «modèle Ozone»va s’exporter en province?

Oui, ce n’est que le début. Un Plan National est déjà en place. Des travaux démarrent à Kananga et Tshikapa. Par ailleurs, le recrutement pour l’Autorité de Régulation -ARSPE- est en cours pour attirer des investisseurs privés et accélérer l’accès à l’eau partout, en ville comme en milieu rural.

Quel est votre message final aux partenaires financiers et aux usagers?

Merci à la Banque mondiale pour son appui crucial. Quant aux Kinois: payez vos factures. C’est l’unique moyen de garantir que cette usine tourne 24h/24. La promesse du Chef de l’État devient réalité; protégeons cet outil pour que «l’eau pour tous» ne soit plus un slogan, mais un droit acquis.

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