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Les ADF n’épargnent ni civils, ni FARDC, ni Casques bleus

Peut-être, cette fois-ci, les Nations unies prendront au sérieux l’activisme terroriste des rebelles ougandais d’ADF qui sèment la désolation dans le territoire de Beni à l’Est de la RD-Congo plongeant dans l’angoisse non seulement les populations civiles mais également l’Armée nationale et les Casques bleus. Le jeudi 7 décembre 2017, ces terroristes ont pris le courage d’attaquer la base de la MONUSCO. De toute urgence, le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RD-Congo, David Gressly et l’ambassadeur de la Tanzanie en RD-Congo ont été signalés dimanche 10 décembre à Beni au Nord-Kivu où une riposte militaire se prépare contre des présumés rebelles ougandais d’ADF accusés d’avoir attaqué jeudi 7 décembre la base de la MONUSCO à Semuliki faisant causant une dizaine de morts et plusieurs blessés.
Des voix s’élèvent de partout pour condamner la forfaiture des rebelles ougandais d’ADF sur le camp des Casques bleus tanzaniens de la MONUSCO à Semuliki, à Beni, province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RD-Congo. Dans la foulée, le Président tanzanien John Magufuli a dit son chagrin et son choc alors que 15 Casques bleus des Forces de défense populaire de Tanzanie -TPDF- sont morts et que 44 autres ont été blessés lors d’une attaque, jeudi 7 décembre à Semuliki. «J’ai été attristé et choqué par les informations faisant état de la mort des soldats tanzaniens tués lors de leur mission de maintien de la paix en RD-Congo», a déclaré le Chef de l’Etat tanzanien dans sa déclaration. Tout en transmettant ses condoléances au ministre de la Défense, au chef des Forces de défense, aux familles endeuillées et aux Tanzaniens pour les soldats tombés au combat qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, le Président Magufuli a également exprimé son chagrin alors que deux autres soldats du TPDF dans la mission de maintien de la paix de la RD-Congo ont disparu.
 
L’ONU condamne l’attaque meurtrière de Semuliki
Pour leur part, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres et le Conseil de sécurité ont condamné vendredi 8 décembre l’attaque meurtrière perpétrée jeudi 7 décembre contre une base de la mission de l’ONU pour la stabilisation en RD-Congo -MONUSCO- au Nord-Kivu, indique un communiqué. La journée du jeudi dans la soirée, des groupes armés présumés ADF ont pris d’assaut une base opérationnelle de la MONUSCO située à Semuliki, dans le territoire de Beni. Des combats prolongés ont opposé les éléments présumés ADF et les forces de l’ONU et des Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC. «Je tiens à exprimer mon indignation et ma profonde peine suite à l’attaque de la nuit dernière contre les forces de maintien de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo», a déclaré Guterres à l’ouverture d’une Conférence de donateurs au fonds central d’intervention d’urgence -CERF- à New York. La MONUSCO a donné un bilan d’au moins 15 Casque bleus du contingent tanzanien et cinq membres des Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- qui ont trouvé la mort dans cette attaque. Tandis qu’au moins 53 autres soldats de la paix ont été blessés, dont 4 grièvement. C’est ainsi que le Commandant de la Force de la MONUSCO s’est immédiatement rendu sur place pour évaluer la situation en matière de sécurité dans la région et coordonner la réponse de la mission onusienne avec les FARDC. Dans un communiqué publié vendredi 8 décembre 2017, le chef de la MONUSCO, Maman Sidikou, a également condamné avec la plus grande fermeté l’attaque meurtrière contre les soldats de la paix de sa mission au Nord-Kivu. «Les attaques contre ceux qui travaillent au service de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo sont lâches et constituent des violations graves», a-t-il déclaré.
L’UA promet un soutien considérable à la MONUSCO
Les Etats-Unis, quant à eux, ont condamné fermement cette attaque. «Nous exprimons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes, au gouvernement tanzanien, au gouvernement de la RD-Congo et à la MONUSCO. Nous souhaitons à ceux qui ont été blessés un rétablissement complet et rapide», a indiqué le communiqué du département d’Etat. Moussa Faki, président de la Commission de l’Union africaine -UA-, a condamné fermement cette «attaque abjecte». Il a souligné la nécessité de fournir à la MONUSCO tout le soutien dont elle a besoin pour s’acquitter de son mandat. Avec plus de 200.000 réfugiés accueillis sur son territoire ainsi que plus de 4 millions de déplacés internes, la RD-Congo est aujourd’hui confrontée à l’une des plus importantes crises humanitaires au monde. Cette situation d’urgence a été évoquée vendredi dernier aux Etats membres pour contribuer davantage au CERF. «Cette dernière attaque souligne l’urgence d’aider les personnes dans le besoin et de faire face à la situation instable», a précisé le SG Guterres. Comme on peut les constater, les attaques des rebelles ADF visent aujourd’hui les populations civiles, les FARDC et les Casques bleus.

Octave MUKENDI

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