
Au cours de sa tournée dans la capitale marocaine, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a visité, jeudi 22 mai, l’entreprise Fish Tech Maroc, située dans la ville de Témara, à 12 kilomètres de Rabat. Durant cette visite, il a découvert les installations de cette société spécialisée dans la production d’aliments pour poissons, notamment son laboratoire physico-chimique et microbiologique.
«Nous sommes très fiers de recevoir la visite du vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, au sein de notre usine, à qui nous avons présenté le processus de fabrication d’aliments pour poissons et les équipements de l’usine», s’est exprimé Sadik Mohamed, responsable commercial de Fish Tech Maroc, qui n’a pas caché sa joie de recevoir la délégation RD-congolaise. Et d’ajouter: «nous produisons des aliments de bonne qualité. Les matières premières que nous utilisons comme sources de protéines proviennent de farine de poisson, attestée et approuvée au Maroc. Ce qui confère à nos aliments une meilleure qualité et permet à nos partenaires d’obtenir une meilleure rentabilité dans leur élevage et leur production».
Lors de cette visite, Daniel Mukoko Samba a souligné que le plus grand défi de l’économie RD-congolaise aujourd’hui est la diversification. «Il est important de cesser de dépendre de l’industrie minière, de cesser d’importer des aliments, et de produire ce que nous consommons. Dans le secteur du poisson, il se développe de plus en plus d’unités de pisciculture, mais celles-ci rencontrent des difficultés d’approvisionnement en aliments pour poissons», a-t-il expliqué.
Il a également indiqué que la visite de Fish Tech Maroc s’inscrit dans une démarche de recherche de solutions pour renforcer la filière aquacole en RD-Congo. «En combinant des produits agricoles locaux tels que le maïs, le soja, et en utilisant la farine de poisson, cette entreprise arrive à produire des aliments de qualité qui permettent d’élever les poissons dans de bonnes conditions», a-t-il ajouté. Puis: «Pour que la RD-Congo devienne un pays producteur de poissons, nous devons maîtriser deux aspects importants: d’une part, disposer d’alevins -petits poissons- et, d’autre part, avoir des écloseries. Il s’agit de voir comment notre pays peut s’inspirer du modèle marocain en matière d’élevage et de production de poissons».

