Situation sécuritaire à Fizi, Ruzizi et Minembwe: Tshisekedi s’entretient avec les parlementaires du Sud-Kivu

Devant des actes de scène alarmants, émouvants, inquiétants et meurtriers, les consciences ne sont pas tranquilles. Il faut agir vite. Quand on observe les actes de désastre, on plonge dans les sanglots. Que des maisons incendiées, du bétail volé, des humains tués, le spectre de la mort a contraint des femmes, enfants et leurs maris et pères de fuir dans la brousse et forêt où ils sont exposés aux intempéries et aux morsures des  bestioles sauvages. Les uns ont fui vers les villages et territoires voisins pendant que d’autres ont traversé la frontière vers les pays voisins laissant derrière eux le carnage. Le plateau de Minembwe, la plaine de la Ruzizi et le territoire de Fizi en proie à l’insécurité ont besoin de la paix qui passe par la restauration de l’autorité de l’Etat et l’implication sincère des différentes communautés vivant dans ce coin de la RD-Congo. C’est dans ce cadre que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu, le week-end, le caucus des parlementaires de la province du Sud-Kivu.

La situation sécuritaire et humanitaire est très préoccupante et inquiétante actuellement dans les plateaux de Minembwe, de Fizi, dans la plaine de Ruzizi au Sud-Kivu, dans la partie Est de la RD-Congo. A cause de conséquences néfastes et déplorables, cette situation alarmante a été au menu d’une audience que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a accordée, vendredi 1er novembre au crépuscule à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, à une délégation du caucus des parlementaires de la province du Sud-Kivu. Cette province est en proie à une insécurité grandissante et aux violences récurrentes. Ladite délégation a été conduite par le président du caucus, Martin Bichijula. A cette occasion, le Chef de l’Etat tenant coûte que coûte à pacifier le pays, restaurer l’Etat de droit et son autorité, a échangé avec les élus du Sud-Kivu pour trouver, ensemble avec eux, des voies et moyens susceptibles de ramener la stabilité et une paix durable afin de permettre aux populations de cette partie du pays à se consacrer aux activités de développement. A l’issue de l’audience, le président du caucus a décrit à la presse un tableau macabre de la situation qui prévaut à Minembwe, Fizi et Ruzizi. «Beaucoup de personnes ont été tuées, des maisons incendiées, des vaches et autres biens matériels pillés, hommes, femmes et enfants contraints aux déplacements massifs pour vivre dans les forêts dans des conditions humanitaires précaires», a-t-il déploré. A en croire ces représentants des populations issues de différentes communautés vivant dans le Sud-Kivu, le Chef de l’Etat, en sa qualité de Magistrat suprême et commandant des Forces armées et de la Police nationale congolaise, connaît mieux la situation que quiconque pour avoir séjourné dernièrement à Bukavu et à Beni. «Le Président de la République nous a fait savoir que le gouvernement s’est déjà engagé à tout mettre en œuvre pour mettre définitivement un terme à ce cycle des violences avec l’implication, bien entendu, de tous». Le Kivu connait des violences communautaires et l’insécurité entretenue par les groupes armés autour de l’exploitation minière. Environ 130 groupes armés ont été identifiés dans les deux provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Octave MUKENDI

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