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Le tronçon Mbuji-Mayi – Katende revêt sa plus belle robe

À Mbuji-Mayi, les engins de Safrimex ne s’arrêtent plus. Depuis le dernier trimestre 2024, l’entreprise s’active sur la Route nationale n°1 afin d’asphalter 30 km entre Mbuji-Mayi et Katende.Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a mis en avant l’avancée du chantier dans une publication sur X le dimanche 26 juillet 2026. Particularité: pas de bailleur extérieur. «Les travaux sont entièrement financés sur ressources propres du gouvernement, sur instruction du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo», a-t-il souligné.Derrière ces 30 km, il y a une vision plus grande: celle de désenclaver le cœur du pays. À terme, la RN1 doit relier Mbuji-Mayi à Kananga. Et plus loin, créer une continuité entre Banana, sur la côte atlantique, et Kasumbalesa, porte d’entrée vers la Zambie.

Autre chantier en cours dans le même couloir: la modernisation de la section Mwene-Ditu – Nguba. Pour le gouvernement Suminwa, la route est un levier économique. «La modernisation des infrastructures structurantes constitue une priorité», a insisté le ministre des Finances. L’idée est de faciliter la circulation, d’ouvrir les bassins de production agricoles et miniers du Kasaï, et de stimuler le commerce local.

Cap sur les routes de desserte agricole: 5.000 engins et USD 700 millions mobilisés

Mais le gouvernement ne s’arrête pas aux grands axes. Dans la droite ligne du Plan national stratégique de développement -PNSD-, l’Exécutif mise aussi sur le désenclavement des zones de production.L’objectif, a indiqué Fwamba, est celui d’un modèle de croissance économique pro-pauvre: développer l’agriculture pour créer des emplois et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Pour cela, les routes de desserte agricole deviennent la priorité, a-t-il soutenu.

Les moyens sont déjà en place. À ce jour, USD 200 millions sont disponibilisés, a révélé l’argentier national.

Il a précisé en outre que ces fonds proviennent d’un prêt syndiqué par les banques sud-africaines ABSA et DABSA, structuré en 2023 et validé en décembre 2024 au Parlement.

À cela s’ajoute un apport du gouvernement d’USD 32 millions, payé entre 2025 et 2026. Et un budget opérationnel de 500 millions USD est prévu. Soit une enveloppe globale de 700 millions USD. Avec ces fonds, 5.000 équipements ont déjà été commandés, a assuré Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.  L’ambition, a-t-il renseigné, est de reconstruire les routes en terre avec des méthodes modernes, pour évacuer plus vite les produits des champs vers les marchés.

Pour éviter les erreurs du passé, une société de gestion de ces équipements sera mise en place, a assuré le ministre des Finances. De Mbuji-Mayi – Katende aux pistes agricoles du Kasaï, la logique reste la même: faciliter la circulation, ouvrir les bassins de production et mettre «les braves RD-congolais au travail». Doudou Fwamba a résumé la philosophie du gouvernement en évoquant: «L’argent du peuple, pour le peuple». Cette phrase, postée en lingala et en swahili, s’inspire du célèbre «Le peuple d’abord», phrase fétiche d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, père biologique et politique du Chef de l’État, ainsi que leader emblématique de l’UDPS. Une manière de rattacher l’action du gouvernement à l’héritage politique du Sphynx de Limete.

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