
Une délégation conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- et de l’Église du Christ au Congo -ECC- a rencontré, mercredi 9 juillet, Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le changement -A.Ch- et leader de la Coalition de la gauche congolaise -CGC-, à son domicile de Kingabwa, dans la commune de Limete, à Kinshasa. Objectif: échanger sur la situation politique actuelle et explorer les pistes d’un dialogue national pour renforcer la cohésion et la paix durables en RD-Congo.
Composée de Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, et du pasteur Éric Senga, porte-parole de l’ECC, cette délégation a salué la posture de Kabund qui converge avec les aspirations des Églises en matière de dialogue et de reconstruction du tissu social national.
«Je suis édifié par la vision qu’il incarne à travers la plateforme de la Coalition de la gauche congolaise. Nous partageons cette même vision: la nécessité d’un dialogue national dans les meilleures conditions pour que les RD-Congolais se retrouvent ensemble, qu’ils repensent leur manière de vivre et leur identité en tant que RD-Congolais, pour le bien-être de tous», a déclaré Mgr Nshole à la sortie des échanges.
De son côté, le chef de file de l’A.Ch a salué cette initiative conjointe de la CENCO et de l’ECC. Ce pacte représente, en ses yeux, un «levier essentiel pour désamorcer les crises récurrentes et ramener la sérénité dans le débat national». Dans une déclaration datée du 29 juin dernier, l’ancien chef du parti du président Félix Tshisekedi avait appelé à un dialogue national sous médiation internationale. «Nous avons proposé, dans notre plan de sortie de crise, un dialogue sincère entre Kinshasa et Kigali, devant aboutir au retrait des troupes rwandaises du sol RD-congolais», avait-il déclaré.
Hénoc AKANO

