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Le Président Tshisekedi à la réunion sur la problématique du grand barrage de la Renaissance éthiopienne

Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a participé, mardi 21 juillet 2020 par vidéoconférence, à partir de son cabinet de travail de la Cité de l’Union africaine, à la réunion extraordinaire du Bureau de l’assemblée des Chefs d’État et de gouvernement impliqués dans la problématique du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. C’est pour la deuxième fois que le Président Félix-Antoine Tshisekedi assiste, en sa qualité de premier vice-Président de l’Union africaine -UA-, aux travaux des négociations sur la problématique autour du Grand barrage de la renaissance éthiopienne -GERD. La réunion de ce mardi fait suite à celle tenue le 26 juin 2020, présidée par Cyrille Ramaphosa, Président de la République sud-africaine et président en exercice de l’UA. Il s’agissait de procéder aux consultations avec les trois parties impliquées dans les négociations sur la problématique autour du Grand barrage de la renaissance éthiopienne -GERD-, à savoir: l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan. Au cours de cette importante rencontre, les experts de l’Union panafricaine ont présenté le rapport des travaux tenus antérieurement sur cette même question. Il a ainsi été noté que les trois parties en négociations étaient toutes membres fondateurs de l’ancienne Organisation de l’unité africaine -OUA- et de l’Union africaine -UA- et ont largement contribué à l’unité, à l’intégration et au développement du continent. Le Président Abdel Fattah al-Sissi de la République arabe d’Égypte, les Premiers ministres Abdallah Hamdok de la République du Soudans et Abiy Ahmed de la République fédérale et démocratique d’Éthiopie ont fait des déclarations au cours de ces assises, avant les discussions entre participants et de recommandations. Moussa Faki Mahamat, Président de l’Union africaine, a également pris part à ces travaux, signale-ton. Le fleuve Nil qui s’étend sur 6700 km de long, est considéré comme la première ressource en eaux d’Afrique. L’ensemble de pays qu’il traverse recourent à son potentiel pour leur développement. Ce qui fait que, depuis un certain temps, un problème divise les Éthiopiens, Égyptiens et Soudanais. Il s’agit plus précisément de la construction par l’Éthiopie du Grand barrage de la renaissance sur le Nil bleu qui, aux yeux des autorités égyptiennes, serait une menace sur la capacité en puissance de la Centrale hydroélectrique d’Assouan qui est le socle de son économie. Saisie de la situation, l’Union africaine a initié une série de discussions pour des solutions idoines pour éviter une crise.

Parousia MAKANZU

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