
Dr. Marie-Claire Mutanda, figure emblématique de la politique RD-congolaise, vient de faire son choix républicain. En effet, elle a soutenu, lors de la déclaration politique de la majorité extra parlementaire de l’Union sacrée de la nation -USN-, tenue vendredi 22 novembre dernier à Kinshasa, l’idée d’une réflexion patriotique et objective du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi. Dans son intervention, elle a fait savoir que l’actuelle Constitution a été élaborée pour créer une culture de distraction, de tricherie et d’usurpation du pouvoir du souverain primaire.
D’après elle, la Constitution de 2006 pose de sérieux problèmes, notamment rend hypothétique la souveraineté RD-congolaise; concourt à promouvoir la mauvaise gouvernance et l’impunité; donne l’accès à l’instabilité des institutions dans l’exercice et par longue durée pour la mise en place des institutions du pays; consacre la mise place des institutions dont les élus sont issus de la corruption: sénat, gouverneurs de provinces, conseils communaux, ce qui favorise la dépravation des mœurs et corrompt les valeurs éthiques dans notre pays; encourage le cumul à outrance des fonctions officielles en favorisant la gé-ontologie du pouvoir.
Une idée qui a été appuyée et renchérie par le Professeur Noël Tshiani, le secrétaire général de l’UNS, Professeur André Mbata, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, Gabriel Mokia, le coordonnateur de la majorité extraparlementaire de l’Union sacrée de la nation, Sylvain Mutombo, et autres visages politiques RD-congolais.
A en croire ces politiques RD-congolais, l’actuelle Constitution de la République maintient la RD-Congo à genoux au profit des autres; entretient et organise les clivages ethnique, tribal, clanique et racial, sources incontestables des guerres, tueries, violences et foyers des tensions vives ou latentes dans le pays de Lumumba; écarte la Loi Bakajika qui consacre l’Etat comme propriétaire des terres -sol et sous-sol-; favorise les étrangers au détriment des nationaux notamment par le pillage des ressources RD-congolaises; encourage la misère du peuple RD-congolais en autorisant aux étrangers la pratique du petit commerce et autres activités réservées aux nationaux; bénit les hautes trahisons de notre nation en favorisant la prise des fonctions stratégiques par des étrangers et consacrant ainsi l’impunité; elle fait aucunement pas allusion à la superficie de la RD-Congo qui est de 2 345 409 kilomètres carrés depuis 1885 -une parcelle non lotie est soit empiétée soit occupée par un tiers ou soit carrément ravie-; consacre la sur-institutionnalisation du pays à des fins vainement budgétivores. Chemin faisant, ils ont déclaré officiellement à la face du monde leur rejet de la Constitution de 2006 et son remplacement par une nouvelle loi fondamentale adaptée aux réalités RD-congolaises.
D’après eux, la nouvelle Constitution va faire en sorte que la RD-Congo puisse devenir un véritable État de droit; être un régime politique présidentiel; avoir une forme de l’Etat, l’Etat unitaire décentralisé; avoir un parlement monocaméral; avoir un pouvoir exécutif: monocéphale et le mandat présidentiel: 7 ans renouvelable une seule fois. En gros, cette majorité extraparlementaire a préconisé 150 articles de l’actuelle Constitution à changer. Ils ont passé par un régime présidentiel et la suppression des Assemblées provinciales et du Sénat. Ces propositions ont été soumises à l’Union sacrée de la nation. Enfin, ils ont invité le peuple RD-congolais à s’approprier l’initiative du Chef de l’État et à demeurer intransigeant vis-à-vis de sa souveraineté.
Hénoc AKANO
