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Le MNS réfléchit aux modalités de synergie entre l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et les processus de Washington et Doha

Au Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba -MNS-, l’heure est à la réflexion pour un renforcement stratégique de la synergie entre trois instruments de paix: le Plan d’actions de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba revitalisé, l’Accord de paix de Washington et la Déclaration de Doha. Dans ce cadre, le Collège de hautes études de stratégie et défense -CHESD- abrite, depuis le mercredi 10 septembre 2025, un atelier de réflexion qui devra accoucher d’une cartographie analytique des convergences et complémentarités entre ces trois instruments de paix, d’une feuille de route opérationnelle et intégrée pour la mise en œuvre concertée des engagements pris par les parties, ainsi que d’un cadre de concertation inter-structurel impliquant notamment le bureau du Haut représentant du Chef de l’État, le MNS, le PDDRC-S, le Desk Grands-Lacs, la CNR, les administrations provinciales et les acteurs de la Société civile.

En effet, en dépit de la signature, fin février 2013, de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, dont le principal enjeu était la stabilité dans la région des Grands lacs, cette zone est restée en proie à une insécurité persistante, causée par l’activisme des forces négatives. Parmi elles, le Mouvement du 23 mars -M23-, qui a ressurgi en novembre 2021 avec un appui considérable de l’armée rwandaise. Cette résurgence s’est accompagnée de crimes et violations massives et a débouché sur la prise de plusieurs localités de la RD-Congo, y compris les deux principales villes de l’Est du pays: Goma et Bukavu.

Face à cette situation alarmante, des initiatives de paix ont foisonné, parmi lesquelles le Plan d’actions de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba revitalisé, l’Accord de Washington conclu le 27 juin dernier entre la RD-Congo et le Rwanda, ainsi que la Déclaration de principes de Doha entre Kinshasa et l’AFC-M23. Pour le MNS, il est urgent de dégager des pistes pour assurer une coordination efficace de ces instruments de paix, une mise en œuvre sans faille des dispositions convenues et des modalités arrêtées, ainsi que le respect intégral des engagements pris par les parties signataires. C’est dans ce sens que s’inscrit cet atelier, dont le programme prévoyait 11 interventions lors de la première journée. La première a porté sur la présentation du Plan d’actions de l’Accord-cadre revitalisé, tandis que la seconde s’est attelée à l’analyse de l’Accord de paix de Washington et de la Déclaration de Doha.

La place et le rôle de l’Accord-cadre revitalisé en synergie avec les processus de Washington et de Doha, la restauration de l’autorité de l’État, la participation des femmes, des jeunes et de la Société civile dans la mise en œuvre des processus, ainsi que le rôle du Groupe de contact et de coordination ont également figuré parmi les sujets abordés.

À ceux-ci s’ajoutent la problématique de la gestion des groupes armés locaux, ainsi que les questions relatives aux FDLR, aux réfugiés et aux personnes déplacées internes en RD-Congo et dans la région. D’autres exposés ont été axés sur le cadre d’intégration économique régionale et le mécanisme conjoint de coordination sécuritaire.

Le deuxième jour de l’atelier a été consacré aux travaux en panels. Des experts et délégués de la Présidence de la République, des deux chambres du Parlement, de la Primature, de différents ministères sectoriels concernés par la déstabilisation de l’Est du pays, de services de défense et de sécurité, d’institutions d’appui à la démocratie, d’organisations internationales et régionales, des ambassades des pays signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ainsi que de celles des USA et du Qatar, de la Société civile, du FONAREV et des autorités coutumières prennent part à cet atelier. La clôture de ces assises interviendra ce vendredi 12 septembre 2025 au CHESD, avec l’adoption du rapport final.

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