ActualitésCultureNation

Le MNS publie un documentaire sur les exactions de RDF-M23 pendant la prise de Goma et Bukavu

Soucieux de documenter les exactions commises par l’armée rwandaise -RDF- et ses supplétifs d’AFC-M23 sur le territoire RD-congolais, le Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba -MNS-, dirigé des mains de maître par le Professeur Alphonse Tumba Luaba, a réalisé un documentaire intitulé «Carnage, martyre des femmes et enfants lors de la prise et de l’occupation de Goma et Bukavu par les RDF-M23». Ce documentaire a officiellement été projeté le jeudi 10 avril 2025 au cours d’une cérémonie solennelle tenue dans l’amphithéâtre Tshanzu du Collège des hautes études de stratégie et de défense -CHESD- à Kinshasa.

Impossible pour le public présent de se contenir face aux exactions reprises dans ce documentaire qui représentent pourtant une «infime partie» des crimes perpétrés en RD-Congo par les RDF, entraînées à être «une véritable machine à tuer», selon les termes de James Kabarebe, ministre rwandais. Dans la salle, du beau monde, également ému en larmes de découvrir l’horreur des femmes violées et calcinées dans la prison de Munzenze à Goma lors de la prise, fin janvier, du chef-lieu du Nord-Kivu par les rebelles d’AFC-M23, activement soutenus par l’armée rwandaise.

Parmi les hôtes de marque, l’on a compté le 2ème vice-président du Sénat, Modeste Bahati, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ainsi que des officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- et de la Police nationale congolaise -PNC. En dépit de cette guerre d’agression injustement imposée à la RD-Congo par le Rwanda, le       Professeur Alphonse Tumba Luaba reste convaincu que le peuple RD-congolais, fort de sa «résilience», restera «toujours debout».

«Nous avons fait du chemin. Maintenant, le silence est brisé, l’omerta est brisé… Le Chef de l’État lui-même nous a donné cette force de pouvoir désigner le mal. Au début, on se taisait, on n’avait pas cette force-là. On a dépassé cette étape-là. Le Congo est en train de changer. Le Congo est debout. Le Congo est résilient. Le Congo va aller de l’avant», a déclaré le coordonnateur du MNS. A sa suite, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine a décortiqué l’intérêt d’un tel documentaire qui est une expression «d’hommages à la mémoire» de toutes les victimes de la barbarie de l’armée rwandaise et ses supplétifs sur le sol RD-congolais.

«Ce documentaire est non seulement un acte de mémoire mais aussi un plaidoyer urgent pour la justice et la réparation, un plaidoyer pour l’arrestation des commanditaires», a épinglé Yolande Elebe. Puis: «Ce documentaire joue un rôle crucial en éclairant les ombres de notre passé et de notre présent et en nous invitant à un débat essentiel sur la paix, la justice et la réparation pour que le futur soit plus brillant».

Puis encore: «Ce documentaire est un outil puissant aujourd’hui mais il le sera encore plus demain. Il sera comme une cicatrice que l’on ne peut cacher, un appel à la promotion de la paix, mais aussi un appel à la justice et à la réparation». De son côté, le ministre Patrick Muyaya a souligné que ce documentaire participe à des efforts du gouvernement RD-congolais à documenter les différents massacres perpétrés contre les populations civiles par les RDF-M23 pour servir être exploité au moment opportun.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page