
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a, à travers le ministère de la Communication et des médias, annoncé le weekend dernier une ouverture conditionnelle du président Félix-Antoine Tshisekedi à un dialogue politique. Suite à cette annonce faite par Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, le Front anti-dialogue a applaudi cette initiative du président, soulignant l’importance de «la bataille diplomatique menée contre les rebelles du M23» soutenus par le Rwanda.
Dans une déclaration datée du 10 janvier 2025, signée par son porte-parole Héritier Ekoto Isasi, ce mouvement citoyen, fermement engagé pour la défense de la souveraineté populaire en RD-Congo, a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour avoir « su identifier clairement le Rwanda comme l’État agresseur » de la République démocratique du Congo.
« Cette reconnaissance sur le plan international, illustrée par les résolutions des Nations Unies, l’accord de Washington, et les positions officielles de l’Union européenne et de l’Union africaine, constitue un atout diplomatique crucial pour notre pays. Ce cadre diplomatique renforce désormais la position de la RDC. En organisant ce dialogue, nous supprimerons les revendications politiques internes de l’opposition congolaise, privant ainsi nos adversaires de toute excuse pour déstabiliser l’État congolais. Cette approche, à la fois rigoureuse et méthodique, mérite d’être prise en compte et ne doit pas être sous-estimée », précise la déclaration.
De plus, le Front anti-dialogue insiste sur la nécessité de transparence, de vérité et de respect envers le peuple congolais. « Le peuple congolais a trop souffert des dialogues fallacieux, des compromis obscurs et des décisions prises à son insu. Il n’y aura plus jamais de dialogue fait contre le peuple, ni au nom du peuple sans son accord », a affirmé le Front anti-dialogue, qui ne souhaite en aucune manière participer à un dialogue avec des individus ou groupes responsables de violences à l’encontre des Congolais. « Les douleurs des familles endeuillées sont encore vives. Aucun marchandage politique ne pourra effacer ces crimes, ni imposer l’oubli au peuple congolais », a-t-il ajouté.
Le Front anti-dialogue exhorte également les Congolais à s’armer mentalement pour l’ultime défense nationale : l’auto-défense populaire organisée et consciente. « L’histoire de notre pays nous enseigne que ces dialogues, impopulaires et imposés sous des pressions internes et externes, n’ont jamais abouti à des résultats significatifs pour le Congo et son peuple. Quand l’État faillit, le peuple souverain récupère instinctivement son droit imprescriptible à défendre sa vie, ses terres et sa dignité », a-t-il rappelé.
Dirigé par Dieudonné Nkishi, le Front anti-dialogue est un mouvement citoyen déterminé à défendre intransigeamment la souveraineté populaire en République démocratique du Congo. Face à la prolifération des dialogues politiques simulés, orchestrés sans réelle consultation du peuple et déconnectés des aspirations citoyennes, cette plateforme élève la voix pour dénoncer ces impostures. Son combat est celui de la clarté, de la justice et d’une véritable refondation démocratique.


