
Le dimanche 23 novembre, la Journée diocésaine de Kinshasa a été bien plus qu’un événement religieux; elle a été un moment décisif où le Cardinal Fridolin Ambongo a livré des messages percutants sur les défis auxquels fait face la capitale. Alors que la ville est engluée dans des problématiques telles que la congestion routière, l’érosion, la corruption et un incivisme rampant, son discours a retenti comme un avertissement solennel à tous.
«La dégradation de notre ville ne découle pas uniquement de choix politiques erronés; elle est également le fruit de nos comportements quotidiens. Les ordures dans les caniveaux, les marchés informels sur les chaussées, sont autant de manifestations de ce relâchement», a affirmé le Cardinal, soulignant la responsabilité partagée dans cette crise urbaine. L’archevêque métropolitain a mis en lumière les nuisances des constructions illégales sur des zones vulnérables et une insalubrité qui semble s’être installée comme une norme dans certains quartiers. «La destruction de notre ville n’est pas seulement l’œuvre des autorités. Elle résulte aussi de nos choix et de nos inactions. On ne peut envisager une capitale moderne sans une jeunesse respectueuse des règles. Il est temps de refuser de jeter ne serait-ce qu’un sachet dans un ravin», a-t-il insisté. Ambongo a également plaidé pour une circulation fluide, rappelant que le respect du code de la route par les jeunes est crucial. Le Cardinal a encouragé la jeunesse kinoise à aller au-delà des critiques, en prenant part activement à la renaissance de leur ville.
Il a terminé son discours sur une note d’espoir, soulignant qu’en ignorant l’impact de leurs actes sur l’environnement, les jeunes compromettent leur avenir et celui des générations à venir. Un appel à l’engagement et une prise de conscience collective sont essentiels pour changer la donne et construire un Kinshasa meilleur.
Natine K.
