
La synergie de la Société civile laïque et républicaine réclame le retrait de la nationalité RD-congolaise aux seigneurs de guerre qui prennent les armes contre la RD-Congo et participent aux agressions contre le pays. Dans une déclaration faite à l’Africana Palace, à Kinshasa, le vendredi 16 octobre, Jonas Tshiombela, entouré d’autres leaders, dont Christopher Ngoy, a appelé à la constitution d’un front national face aux tragédies qui endeuillent le pays, qu’il attribue notamment à la négligence de certains, à la soif de l’argent et à la compromission.
La plateforme rappelle s’être opposée, bien avant les événements récents, à la participation des rebelles au dialogue national, notamment celle de Joseph Kabila Kabange et de Corneille Nangaa, présenté comme le chef de l’AFC-M23.
«Deux marches ont été organisées et deux démarches entreprises à cette fin. Nous avons dit que s’ils participaient, nous n’irions pas», a-t-elle rappelé.
Pour la synergie, la déclaration de guerre est désormais lancée. Celui qui bénéficiait du soutien de certains a finalement ôté son masque et défie la Constitution, les institutions et le peuple RD-congolais.
«Le moment est donc venu de demander à tous les partisans de l’inclusivité absolue: tenez-vous toujours à vos héros de guerre ou avez-vous enfin compris que ceux qui se nourrissent du sang des RD-Congolais n’ont plus leur place dans notre pays?», interroge la plateforme.
La Société civile laïque et républicaine salue par ailleurs la promptitude du Commandant suprême des Forces armées et de la Police nationale, qui a convoqué le Conseil supérieur de la défense afin d’évaluer la situation opérationnelle des forces de défense. Elle salue également les instructions données à cette occasion pour préserver l’intégrité territoriale et assurer la protection des populations et de leurs biens.
La plateforme relève que Joseph Kabila, après avoir prononcé, le 9 octobre, un discours critiquant la gouvernance actuelle, a annoncé trois jours plus tard être à la tête d’une nouvelle structure politico-militaire évoquant le recours à la force contre les institutions de la République. Pour elle, cette grave contradiction appelle des explications claires devant la nation, car la paix ne saurait servir de couverture à une entreprise de déstabilisation.
Face à cette menace, la synergie demande aux autorités compétentes de renforcer immédiatement les mesures de sécurité pour protéger les institutions et la population, ainsi que l’intégrité territoriale. Elle préconise également l’ouverture d’une enquête judiciaire et financière indépendante sur les soupçons de soutien aux groupes armés, dans le strict respect de la loi, l’application des sanctions prévues par la législation et la poursuite de toutes les personnes impliquées dans des actes de trahison ou de financement de groupes armés.
Elle réclame en outre le retrait de la nationalité RD-congolaise à toute personne qui prend les armes contre le pays, une revendication dont le fondement juridique doit être apprécié au regard des dispositions constitutionnelles et légales applicables.
La plateforme se dit reconnaissante envers les jeunes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qui se sont spontanément dressés en rempart face à ce qu’elle qualifie d’aventure rwandaise. Elle appelle également la jeunesse RD-congolaise à rejoindre massivement les forces de défense.
En conclusion, la synergie invite les forces politiques républicaines, la Société civile, les confessions religieuses et toutes les forces vives de la nation à former un front patriotique national pour défendre la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la RD-Congo.
«La République ne négocie pas avec les armes braquées sur elle. La RD-Congo appartient au peuple RD-congolais, et non aux ambitions individuelles ni aux entreprises politico-militaires», conclut la déclaration.





