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La Snel SA vit de mauvais jours, le remplacement de son directeur financier bloqué depuis deux ans

Avec stupéfaction, la population découvrait, lundi 17 mars 2025, un courrier posté dans les réseaux sociaux avec une intention manifeste de nuire à son destinataire. Une fuite orchestrée par différents milieux politiques désireux de garder le contrôle sur cette juteuse entreprise du portefeuille de l’Etat qui, apprend-on de sources internes, opère sans Directeur Financier depuis deux ans! Une désarticulation organisée et entretenue!

Lundi 17 mars, 21.30. Les réseaux sociaux et plusieurs groupes whatsapp s’enflamment. Un courrier incendiaire du ministre du Portefeuille vient d’être adressé à Luc Badibanga Mwanza, président du Conseil d’Administration de la Snel SA. Avant que celui-ci ne la reçoive -la correspondance ne sera déposée au bureau du concerné à la SNEL que le lendemai, 18 mars-, elle se retrouvait déjà sur la place publique! L’intention manifeste de nuire, de calomnier et de salir est là! Sans nul doute! Qui a donc fuité la correspondance dans les réseaux sociaux? La question demeure sans réponse jusqu’ici mais il y a de fortes présomptions que le réseau trouve sa source au sein du cabinet du ministre et cible un autre grand commis de l’Etat, le PCA Badibanga! Mais n’y-a-t-il qu’une simple intention de nuire? Peut-être. Peut-être pas. Récit.

Plus tôt dans la journée, le PCA Badibanga avait transmis au Directeur général, pour application à réception, le procès-verbal du Conseil d’Administration tenu le 14 mars 2025 et entérinant les noms des 13 Directeurs-Chefs de département. Des sources concordantes indiquent que ce courrier était transmis le 17 mars vers 11 heures. Mais aucune réaction n’était enregistrée du côté de la Direction générale qui a pourtant participé à tout le processus de désignation du nouveau Comité de direction, un processus inédit au sein de SNEL SA en ce qu’il donne sa chance à tous.

Les séquences vidéos qui ont circulé sur la toile montrent un Directeur général souriant et dont le témoignage laisse penser qu’il soutenait les différentes étapes de cette procédure historique. Pourtant, à la mi-décembre 2024, puis en février dernier, révèlent les mêmes sources, c’est le même Directeur général qui, en violation des décisions du Conseil d’Administration, avait bloqué le déroulé de ces procédures. Et c’est encore lui, ce 17 mars, qui bloque le processus de notification aux intéressés ainsi que le processus d’affichage.

La suite est connue: en ce 17 mars en fin de journée, alors que toute l’entreprise attend impatiemment l’affichage des noms des 13 nominés ayant remporté le concours, c’est un courrier du ministre Bussa qui tombe et paralyse la machine. La Snel SA vit de mauvais jour. La gouvernance est hypothéquée. La transparence compromise. Pendant ce temps, des quartiers sont plongés dans les noirs. La société est contrainte de continuer à fonctionner sans Directeur financier depuis deux ans déjà.

Le scénario rappelle celui du 13 décembre 2024. Ce jour-là, la Snel SA se retrouvait à l’avant-dernier jour des états généraux du portefeuille. Devant une salle comble, devant de nombreux mandataires, le ministre Bussa se lançait pendant de longues minutes dans une verve dénigrante à l’égard du Président du Conseil d’Administration de l’opérateur public de l’électricité, humiliant ainsi, publiquement et sans fondement, ce grand commis de l’Etat. Quelques heures plus tard, les vidéos et les audios de cette scène se retrouvaient dans tous les canaux de communication de la Snel. 17 mars 2025 égale 13 décembre 2024? Pour les mêmes raisons? Avec les mêmes intentions? Les questions fusent. Encore et toujours sans réponses mais les indices laissent deviner la démarche cynique.

Casus belli: un processus révolutionnaire dans les entreprises commerciales anciennement entreprises publiques

De façon quasi unanime, les sources interrogées dans ce dossier relèvent la transparence et le souci d’une gestion orthodoxe portés par ce nouveau Conseil d’Administration, venus bousculer certaines mauvaises habitudes. C’est devenu un casus belli.

Depuis l’indépendance, depuis l’existence de la Snel, c’est une première! Des nominations exclusivement basées sur la méritocratie après un processus organisé et mené dans la plus grande transparente, auquel le ministre a associé des membres de son cabinet dont son fils Gaël Bussa et dans lequel, même des représentants de la délégation syndicale était invités à participer, en tant qu’observateurs! Alors que les règles en vigueur dans toutes les entreprises commerciales dans laquelle l’Etat est actionnaire, stipulent que la désignation des hauts cadres de commandement dont le Comité de Direction est l’apanage du Conseil d’Administration qui désigne, de façon unilatérale, qui il veut à la place qu’il veut, voici un Conseil qui a refusé de s’y prendre de la sorte en lançant un appel à candidatures internes pour tous ceux qui ont l’ambition et se sentent la capacité d’accéder aux plus hautes fonctions dans l’entreprise. D’aucuns se demandent alors: «comment peut-on s’opposer à un tel processus? Comment peut-on vouloir le bloquer? Y-a-t-il ici des intérêts qui sont bousculés? Y-a-t-il ici des enjeux cachés?»

Tant de questions qui restent sans réponse alors que l’exemple de la Snel SA devrait faire des émules et être répliqué partout où cela est possible. Le président de la République est-il au courant de cette situation? La Première ministre est-elle saisie de cette affaire? Sinon, voici un dossier sensible dont devrait se saisir le Gouvernement. La Société civile, elle, s’est auto-saisie et suit ardemment l’affaire.

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