
Le Directeur général de la SNEL SA, Teddy Lwamba, a rencontré le 22 octobre à Dubaï six poids lourds de la finance mondiale: JPMorgan, HSBC, Standard Chartered et trois autres. Au menu: restructurer la dette colossale de l’entreprise et trouver l’argent pour construire quatre grandes centrales et lignes électriques en République Démocratique du Congo. L’enjeu est simple: aujourd’hui, la SNEL consacre 60% de son chiffre d’affaires uniquement à rembourser ses dettes. Il ne reste presque plus rien pour investir, réparer le réseau ou brancher de nouveaux quartiers. Résultat, les coupures à répétition à Kinshasa et partout ailleurs.
Avec ces banques, Teddy Lwamba veut changer de modèle. Il mise sur les partenariats public-privé -PPP-: les banques financent, la SNEL exploite, et tout le monde s’y retrouve. Mais rien n’est encore signé. Les montants, les taux d’intérêt, les garanties de l’État restent à négocier. Pour rassurer ses interlocuteurs, la direction met en avant trois leviers déjà enclenchés: un plan massif de recouvrement des créances, y compris auprès des clients institutionnels, la sécurisation des revenus via le comptage prépayé, et le renforcement de la gouvernance financière avec l’appui du gouvernement. Des signaux concrets pour sécuriser les futurs investissements. Si l’opération aboutit, ce sont des milliers de foyers et d’entreprises congolaises qui pourraient enfin bénéficier d’un courant stable et d’une desserte améliorée.





