
Le ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique -EPST-,Tony Mwaba a posé, jeudi 11 avril, la première pierre de construction de 10 écoles à l’Institut de Kinkole, dans la commune de N’sele. Dans son intervention, il a signifié que ces travaux de construction s’inscrivent dans le cadre du projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement avec l’appui de l’UNICEF et la Coopération sud-coréenne -Koica. «Il s’agit de la construction de 60 salles de classe et deux salles polyvalentes ainsi que des latrines dans 10 écoles, pour une durée de 5 mois», a précisé le ministre Tony Mwaba, qui s’est dit satisfait du choix de la province éducationnelle de Kinshasa-Plateau comme site, étant donné que, dans cette province, les écoles privées dominent et font la loi.
Pour le ministre de l’EPST, ce projet aidera à renverser la tendance dans cette juridiction qui était désignée comme le siège des antivaleurs. «La question de l’éducation est le monopole de l’Etat», a lancé Tony Mwaba, rappelant que ce projet fait partie des actions concrètes réalisées à la demande du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi pour matérialiser la réforme de l’enseignement qu’il a initiée en RD-Congo. «Depuis quelques années beaucoup d’efforts ont été fournis par le gouvernement et l’application évolue qualitativement», a-t-il affirmé.
Pour sa part, Kathia Marino, représentante adjointe de l’UNICEF en RD-Congo, a fait savoir que ce programme permettra d’améliorer l’accès et la rétention des acquis scolaires de plus de 52.000 enfants dont 49% de filles dans la commune de la N’sele, offrant un environnement plus propice à l’apprentissage.
«Le programme qui nous réunit aujourd’hui vise principalement à contribuer aux performances scolaires dans la commune de N’Sele. En effet, vous le savez, selon les données statistiques du ministère de l’EPST en 2003, 1 enfant sur 4 échouait à l’évaluation nationale de fin d’étude primaire avant délibération, et 10% d’élèves dans les écoles ciblées quittaient l’école avant la fin de l’année scolaire. Ceci sont des résultats que nous voulons tous ensemble améliorer», a-t-elle souligné.
Pour le représentant pays de la Koica, Choi Yonjae, l’agence coréenne se réjouit d’être impliquée dans le secteur de l’éducation, qu’elle considère comme l’épine dorsale du développement national de la RD-Congo. «C’est pour cela que la Koica intervient aussi dans les bourses qu’elle octroi aux agents de l’état désireux de faire leur master ou doctorat dans les prestigieuses universités de la Corée… Mes vœux les plus sincères restent vers ceux qui bénéficieront de ce projet, à savoir les enfants de la RD-Congo, car ils sont l’avenir de demain», a conclu le représentant pays de l’Agence coréenne de la coopération internationale. Par ailleurs, l’UNICEF et la Koica, partenaires du gouvernement RD-congolais ont réitéré leur engagement à accompagner la réforme de l’enseignement primaire, secondaire et technique en RD-Congo afin de contribuer aux performances scolaires notamment dans les milieux périurbains.
