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Kinshasa presse pour l’accélération de la ZLECAF

La République démocratique du Congo a demandé un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de la Zone de libre‑échange continentale africaine -ZLECAF-, à l’issue de la première réunion du Comité des chefs d’État chargé de piloter le dossier, tenue cette semaine dans la capitale éthiopienne.

Créé en 2024 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, ce comité restreint réunit dix pays représentatifs des différentes zones du continent afin d’assurer la direction politique, l’orientation et la supervision des négociations et de l’opérationnalisation de la ZLECAF. Dans ce groupe, le Kenya -présidence-, l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana, le Burundi, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Ghana, l’île Maurice et la RDC.

Kinshasa était représentée par Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, mandaté par le président Félix Tshisekedi. Selon la délégation de la République Démocratique du Congo, le message porté par le ministre Paluku s’articule autour de trois priorités destinées à hâter la mise en œuvre du marché continental.

D’abord, un renforcement de l’engagement ministériel: Kinshasa appelle les États membres à placer les programmes liés à la ZLECAF en «priorité absolue» dans leurs agendas gouvernementaux pour lever les blocages politiques et administratifs.

Ensuite, la nécessité d’une approche transversale et inclusive: la réussite de la ZLECAF, a plaidé Kinshasa, exige la mobilisation conjointe des ministères du Commerce, des Finances, du Plan, de l’Agriculture, de l’Énergie et de l’Industrie, afin d’assurer une mise en œuvre coordonnée et réaliste.

Kinshasa a défendu un «pragmatisme économique» face aux craintes de pertes immédiates de recettes douanières. Paluku a insisté sur la primauté des gains structurels à moyen et long terme, comparant la dynamique souhaitée à celle observée dans d’autres espaces d’intégration.

«L’Afrique ne doit plus attendre, elle doit avancer», a lancé le ministre à l’issue des travaux, réaffirmant sa «ferme conviction» quant au potentiel transformateur de la ZLECAF pour les économies africaines et son soutien aux initiatives visant à accélérer son déploiement effectif.

La réunion inaugurale met en lumière à la fois l’urgence politique et les défis pratiques de l’intégration régionale: au‑delà des déclarations, la concrétisation de la ZLECAF nécessitera des mesures d’accompagnement pour compenser les pertes temporaires et renforcer les capacités productives des États membres. Le comité restreint est appelé à transformer ces orientations en feuilles de route opérationnelles lors des prochaines sessions.

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