
La gestion des infrastructures provinciales est au cœur d’un bras de fer à l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Mardi 13 mai 2026, lors de la plénière, le député provincial de Bandalungwa, Jared Phanzu, a présenté une question orale avec débat adressée au ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics. Composée de 11 questions, l’initiative portait sur les infrastructures, les travaux publics, le foncier, l’urbanisme et l’habitat. Elle a été enrichie par les interventions d’autres élus.
Des réponses jugées trop floues
Si le ministre s’est prêté à l’exercice de redevabilité, les réponses n’ont pas convaincu l’auteur de la question. Jared Phanzu pointe plusieurs lacunes: absence de données précises et vérifiables, absence de cartographie claire des projets, opacité sur les coûts initiaux et les avenants, imprécision sur la répartition des financements entre le niveau central et la province, manque de transparence sur les entreprises attributaires des marchés publics, et absence de planification cohérente des travaux. «Ses réponses n’ont malheureusement pas rencontré notre satisfaction», a déclaré le député.
Passage à l’interpellation
Face à ces insuffisances, Jared Phanzu a décidé de transformer sa question orale en interpellation, conformément à l’article 191 du Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale. L’objectif: contraindre le ministre à revenir devant les élus avec des éléments probants. «Afin de permettre au ministre de revenir devant la représentation provinciale avec des éléments probants pour garantir un contrôle parlementaire efficace et responsable», a-t-il expliqué.
La procédure ouvre la voie à une nouvelle audition du membre du gouvernement provincial, cette fois sous un format plus contraignant. Pour l’élu de Bandalungwa, il s’agit de renforcer le contrôle parlementaire sur un secteur où les projets d’infrastructures mobilisent des financements importants et où la transparence reste un enjeu récurrent.

