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Kinshasa: Adelard Matombe traîne Paul Lokadi en justice en justice pour tentative de spoliation 

Adelard Matombe Masanga et Paul Lokadi Oniema s’affronte ce lundi 14 juillet devant la Cour d’appel de Kinshasa/Matete dans une affaire de tentative de spoliation d’une villa. Dans un entretien avec la presse dimanche 13 juillet en sa résidence à Limete, Adelard Matombe Masanga a donné toutes la lumière sur ce dossier qui remonte en 2018 quand il est rentré en Inde pour des soins post-transplantation rénale. Pour financer ses, Adelard Matombe s’est alors fait prêter 40.000 dollars. Le créancier, Paul Lokadi Oniema, a été contacté avec le concours d’une certaine Edwige Sita qui retient 10%en guise de commission. 

«Le prêteur appliquera ensuite, non pas sur le reste mais sur les 40.000 USD, 50% en guise d’intérêt», a révélé Adélard Matombe qui devrait payer 60.000 dollars. En lieu et place d’une décharge, le créancier aurait imposé un «acte de vente à réméré», sans explication valable. En droit, ce document désigne un contrat de vente immobilière qui inclut une clause de rachat. Cette clause permet au vendeur de récupérer le bien vendu dans un délai. «Il profitera de mon état de santé pour me faire signer d’autres papiers vierges pour soi-disant accomplir les 4 exemplaires requis dans ce genre d’opération afin d’éviter de me déplacer, dit-il. Il ajoutera d’autres sommes, nous ramenant à 69.000 USD qu’il multipliera autant de fois par 50%. Sur les 69.000 USD reçus, je lui ai remboursé à ce jour 50.000 USD», a-t-il expliqué. 

Malheureusement, Paul Lokadi aurait finalement dribblé celui à qui il a prêté de l’argent avec intérêt. «Il a usé ensuite de manœuvre d’escroquerie pour me promettre une décharge globale qui ne viendra pas. Heureusement qu’il y a des témoins, c’est à ce moment qu’il boutiquera plusieurs faux documents pour obtenir la mutation de notre certificat d’enregistrement lui remis en gage. Avec la complicité du conservateur des titres immobiliers de Mont Amba à Limete. Si l’on considère les sommes reçues et celles remboursées, soit 69.000 USD- 50.000 USD= 19.000 USD. Notre villa d’une valeur actuelle de 800.000 USD sera donc spoliée à 19.000 USD», a alerté le débiteur.

Selon ses propres dires, «cette somme serait donc payée si Paul Lokadi ne s’était pas permis de procéder déjà à la mutation de [la] propriété à [son] insu alors que d’usage que la mutation se fait en présence de deux parties concernées». Adelard Matombe dénonce les manœuvres de son créancier qui, pour parvenir à cette mutation, se serait fait confectionner, en plus de son acte de vente à réméré, deux autres documents. Notamment un acte de renonciation de rachat signé le 06 septembre 2018 au moment où son fils Yannick Matombe Masanga avait déjà atteint la majorité le 27 mai 2018 alors que son âge fut trafiqué de deux ans en moins pour qu’il se passe de sa signature au moment de l’émission de ces faux actes de renonciation de rachat ainsi qu’une  procuration spéciale qu’Adelard Matombe lui aurait faite pour le représenter auprès du conservateur des titres immobiliers de Mont Amba alors que ni lui-même ni ses enfants n’avaient jamais envisagé procéder à une quelconque mutation de leur certificat d’enregistrement. 

«Comment je pourrais le mandater de me représenter auprès du conservateur alors que mes enfants et moi-même n’avions jamais envisagé procéder à la mutation de notre propriété», s’interroge-t-il, précisant qu’aucun de ses enfants «n’a apposé sa signature sur ces faux documents pour lesquels le TGI/Gombe lui a déjà lancé un mandat de comparution et que le Sieur y a échappé pour se soustraire en Suède, pays de sa résidence habituelle».

«Le fait curieux dans ce montage est que mes trois premiers  enfants sont de nationalité belge alors que les enfants signataires des documents initiés par Paul Lokadi sont tous de nationalité congolaise», révèle  Adelard Matombe, évoquant son inquiétude sur le fait que «Paul Lokadi venait d’être acquitté au TGI/Matete (…) alors que le rapport d’expertise de la police scientifique établit clairement que les signatures des enfants apposés sur les actes incriminés ne sont nullement celles de mes enfants». Raison pour laquelle il est allé en appel. «Bien que nous ayons   interjeté appel contre le jugement du TGI/Matete, nous sollicitons un suivi méticuleux de ce dossier pour que l’acte de vente soit annulé et que les différents documents incriminés ayant servi de mutation soient détruits et que nous soyons rétablis dans nos droits», a-t-il confié, disant avoir saisi le ministre d’État en charge de Justice.  

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