
L’éradication du banditisme urbain et de la criminalité à Kinshasa demeure le cheval de bataille pour le gouvernement de la République. Confiés au service national, les 325 jeunes identifiés comme des bandits urbains, communément appelés «Kuluna» tombés dans le filet de la Police, ont été transférés, samedi 25 mai dernier, au Centre d’encadrement et d’instruction du service national de Kanyama Kasese, dans la province du Haut-Lomami. Ils sont partis suivre une formation paramilitaire suivi d’un apprentissage des métiers. Cette nouvelle a été livrée par le général-major Jean-Pierre Kasongo, commandant du service national.
«319 garçons et 6 filles vont à Kanyama Kasese via Mbuji-mayi. Dès qu’ils arrivent sur place, ils seront reçus par nos équipes, qui vont les prendre en charge. Je pense que si tout va bien, ils seront arrivés à Kanyama Kasese vers les petites heures du matin», a souligné le général-major Jean-Pierre Kasongo. Ce dernier a profité de l’occasion pour remercier le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi pour avoir mis à la disposition du Service national tout ce dont il avait besoin pour cette formation.
Parmi les inciviques, un jeune homme qui a décidé de se mettre au service de la nation. Son père qui l’a accompagné a expliqué les motivations de son fils à rejoindre le Centre d’instruction et de formation Félix-Antoine Tshisekedi. «La motivation c’est le patriotisme. Mon fils a compris qu’il est Congolais pur jus et il doit servir le pays. Servir le pays c’est passer par la formation militaire et la formation professionnelle pour pouvoir répondre au besoin de sécurité et le développement de ce pays», a-t-il déclaré. Le phénomène «Kuluna» est une forme de menace qui se vit à Kinshasa et qui avait premièrement pris pour ses victimes les jeunes de 5 à 17 ans. Depuis les décennies, les gens assistent à une chronologie d’âges des personnes et on parle même des hommes de 30 à 35 ans d’âge, auteurs de ce mal.
Un Kuluna est un personnage catégorisé de menaçant, comme tout malfaiteur dont son objectif est de voler, faire du mal avec des armes blanches -la manchette, le couteau, la pierre- à des personnes faibles, non armées, souvent entre eux voire à des personnes de troisième âge -les grands parents- et même les autorités publiques tombent victimes de leurs forfaits. Les Kuluna succèdent aux «pombas», ancienne appellation des délinquants qui, depuis le milieu des années 2000 à Kinshasa, volent, rackettent et blessent avec facilité ou coupent de préférence les bras de leurs victimes au moyen des machettes dont ils sont armés, ou sinon les tuent carrément face à une résistance.


