ActualitésSports

Kabulo, le ministre honoraire renfile son costume de critiqueur en chef au grand dam d’Alain Tsepuk

La dernière sortie de François-Claude Kabulo Mwana Kabulo, une année après son départ du ministère des Sports, n’est pas passée inaperçue auprès des amateurs du ballon rond en RD-Congo. Devenu ministre après avoir été un fervent critique, Kabulo a peiné à redresser le secteur. Pourtant, l’homme n’a pas perdu de sa superbe, toujours prêt à donner des leçons. «Le football en RD-Congo est mort», a-t-il déclaré lors de son passage à l’émission « Grande gueule » à la RTGA, vendredi 04 avril 2025. Comme qui dirait, «la critique est aisée, l’art difficile».

Dans le mouvement sportif, cette déclaration de l’ancien chef de la direction des sports à la télévision nationale a fait bondir plus d’un. Invité à l’émission «U-Sport» sur «Univers Télévision», Alain Tsepuk, président de l’Entente provinciale de football de Kinshasa -EPFKIN- et promoteur de l’Athletic Club Ujana, a chargé le prédécesseur de Budimbu, évoquant son rôle dans la disparition de son centre de formation. Installé depuis 2012 sur le site du stade Tata Raphaël, Ujana s’est vu freiner dans son élan suite à son déguerpissement par l’ancien ministre des Sports. Si l’académie n’est pas morte, elle est actuellement moribonde par manque de site.

Pour réaliser son forfait, Kabulo aurait, selon Tsepuk, ordonné dans un premier temps à Ujana de libérer temporairement les lieux pour la tenue des 9èmes Jeux de la Francophonie. Les jeux finis, le contrat liant les deux parties a été résilié sans préavis, à 6 ans de son échéance prévue pour 2029. Une décision qui a non seulement compromis les chances de continuer à voir ce centre rayonner, mais aussi sacrifié toute une génération des jeunes qui, actuellement, s’entraînent sur un terrain de sable situé dans l’enceinte de l’Institut national de pilote d’enseignement des sciences de santé -INPESS- dans la commune de Kasa-Vubu.

«Francois Kabulo est lui-même l’architecte de la descente aux enfers de l’Académie Club Ujana. Bien qu’étant journaliste sportif, il ne maîtrise pas les rouages du sport. Il ne maîtrise pas ce que signifie créer un club, une académie ou encore fabriquer un athlète», a allégué le promoteur du centre qui a mis en lumière plus des talents comme Ernest Luzolo, Chadrac Muzungu, Willima Likuta ou encore Mercey Ngimbi. Selon ce promoteur sportif, Kabulo «ne comprend pas l’importance» d’un centre de formation.  Compté, avec le Centre de formation Bel’or -CEFORBEL-, Katumbi football Académie -KFA-, parmi les «académies pilotes de la FIFA», Ujana a vu son ascension être freiné alors qu’il remplissait les «conditions minimales» édictées par l’instance faîtière du football mondial.

«Quand vous avez une académie pilote et que vous la fermez, c’est que vous n’avez rien compris», a-t-il poursuivi.

Avant Kabulo, plusieurs personnes avaient tenté en vain de ravir à Tsepuk ce site jadis abandonné du stade Tata Raphaël également connu comme le «parc 4». Plusieurs fois, le promoteur d’Ujana a été convoqué au parquet et à la Direction générale de migration -DGM- pour justifier la présence de son centre en ce lieu.

«Le drame de notre pays, et pas seulement dans le sport, est d’avoir des gens qui, par des mécanismes, se retrouvent à occuper certaines fonctions mais qui n’ont pas les qualités requises pour le faire, qui n’ont pas peut-être les compétences pour le faire et qui par conséquent, ne comprennent pas le bien-fondé d’une organisation», a-t-il regretté.

Puis: «Ujana qui est d’abord un club puis une académie est actuellement dans la rue. Nos jeunes s’entraînent maintenant dans un terrain de sable au sein de l’Institut national de pilote d’enseignement des sciences de santé -INPESS- non loin du boulevard Triomphal. Parce que nous avons été expulsés du stade Tata Raphaël. Notre contrat a été résilié», a-t-il fustigé.

Sur son nouveau site, Ujana peine à atteindre ses objectifs alors que le ministre Kabulo, principal artisan de cette perte de vitesse se dédouane de toute responsabilité, tel un pyromane qui se mue en sapeur-pompier.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page