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Kabila revient dans le débat politique, le FCC donne de la voix et dit non à tout changement de la Constitution

Les noms de Kabila et de sa plateforme, le FCC, reviennent dans le débat politique. Pas à la faveur des élections -ils avaient d’ailleurs boudé celles de décembre 2023. Mais depuis que le président de la République Félix Tshisekedi a évoqué l’idée d’un changement de la Constitution. Cinq jours après l’annonce faite par le président de la République à Kisangani, le Front commun pour le Congo réagit. Il se déclare avoir suivi avec indignation – mais sans surprise, connaissant l’homme et son système-, l’annonce par le Président de la République depuis Kisangani, de sa décision de changer la Constitution de la République.

Réuni dimanche 27 octobre, le FCC dit prendre l’opinion tant nationale qu’internationale à témoin et note que cette décision témoigne, si besoin en est encore, «de sa volonté manifeste, maintes fois démontrée, de remettre en question le Pacte républicain issu du Dialogue intercongolais de Sun City, fruit de la sagesse de plusieurs centaines de compatriotes représentants tous les segments de la population, dont Etienne Tshisekedi en personne, qui en avait tous validé les termes en apposant, chacun, sa signature sur le Communiqué final».

«Ce pacte a ensuite été cristallisé dans la Constitution du 18 février 2006 une Constitution écrite, non pas à l’étranger, par des étrangers, comme faussement allégué, mais plutôt – ironie du sort, à Kisangani, plus précisément à Simisimi dans les installations de la mission catholique Saint Gabriel en 2004, par des compatriotes représentant la diversité de la Nation congolaise, avant d’être massivement adoptée, soit à plus de 85%, par référendum populaire, lui conférant ainsi la plus grande des légitimités», dit le FCC.

Pour la légion de Kabila, par-delà «les arguments fallacieux servis au peuple, le véritable objectif de ce projet de changement de Constitution est clair, à savoir l’instauration d’une présidence à vie omnipotente, par le déverrouillage des dispositions constitutionnelles intangibles, singulièrement celles relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels et aux prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées».

Le FCC accuse donc Tshisekedi de vouloir «liquider ce qui reste du Consensus national de Sun City et partant tout contre-pouvoir et, grâce à un pseudoréférendum dont les résultats seront fabriqués dans ses officines, comme l’ont été ceux de sa prétendue réélection, se conférer, autant qu’à son régime liberticide et prédateur, un semblant de légitimité et de légalité». Le FCC estime que «d’accepter de  laisser le président Tshisekedi prospérer serait cracher sur la mémoire de tous ceux qui, de nos héros nationaux aux simples citoyens, ont payé de leur vie pour faire triompher la cause de la liberté, de la démocratie et de la cohésion nationale dans notre pays. Plus qu’irresponsable, ce serait, ni plus ni moins, trahir la Nation».

Il «lance, en conséquence, un appel solennel à toutes les forces politiques et sociales éprises de paix et de justice, qui aiment réellement notre pays, se soucient du bien-être de nos populations et sont opposées à la restauration de la dictature pour, ensemble, mobiliser notre peuple et faire barrage à ce projet de changement de la constitution».

«Comme l’histoire l’a démontré à plusieurs reprises, conscientisé et mobilisé, le peuple congolais a toujours su se montrer à la hauteur des enjeux. Ce fut notamment le cas en 1959, en 1992, en 1997 et en 1998. Il n’y a donc aucun doute, qu’une fois encore, il va se lever, uni comme un seul homme, pour défendre ses droits légitimes inaliénables, un temps spoliés, reconquis de haute lutte, aujourd’hui de nouveau menacés: sa liberté et sa souveraineté», estime le FCC.

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