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Kabila déjoue le plan de l’UA

Conscient que les élections relèvent de la souveraineté d’un Etat, le Président de la RD-Congo, Joseph Kabila Kabange a déjoué le plan de l’Union africaine -UA. Conscient également de l’indépendance de la justice, comme institution, le Chef de l’Etat RD-congolais ne sait pas s’immiscer dans les affaires qui ne relèvent pas de ses prérogatives. Il a ainsi laissé la Cour constitutionnelle faire son travail de juge électoral en se prononçant dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 janvier 2019 sur la requête introduite par Martin Fayulu. Après avoir examiné le dossier du candidat Président malheureux, la Haute cour a proclamé Félix Tshisekedi, Président de la RD-Congo.

Selon un article de «Jeune Afrique» paru le week-end,  la délégation de l’Union africaine que devrait conduire le Président rwandais Paul Kagame, aurait eu pour mission: placer Joseph Kabila devant un choix cornélien, c’est-à-dire soit la CENI proclame la victoire de Martin Fayulu, soit une nouvelle élection inclusive devra se tenir, à laquelle les opposants exilés seraient autorisés à concourir. Dans ce dernier cas de figure, le nouveau scrutin devrait être organisé par un gouvernement intérimaire dirigé par une personnalité consensuelle, sans Joseph Kabila. A la dernière minute, on a appris que cette visite était annulée de manière ex-abrupto. Mais pour quelle raison? Voilà la question qui taraude les esprits de nombreux Kinois qui attendaient voir ceux qui ont sacralisé la démocratie dans leurs pays venir dire un mot sur les élections en RD-Congo. Selon les plus avertis du microcosme politique, la raison de l’annulation de cette visite est très simple: le fait que la Haute cour ait rendu son arrêt rendait inutile la venue de la délégation de l’UA qui avait demandé à la RD-Congo de suspendre le rendu de la Cour constitutionnelle sur l’élection présidentielle. Il y a lieu de comprendre que la délégation conduite par Paul Kagame, président en exercice de l’Union africaine, et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission, devrait être composée du Namibien Hage Geingob, du Zambien Edgar Lungu et du Sud-Africain Cyril Ramaphosa. Avec la confirmation de Félix Tshisekedi par la Cour constitutionnelle, Kinshasa a déjoué le plan machiavélique de l’Union africaine. Ci-dessous, l’intégralité de l’article de «Jeune Afrique».

Dorian KISIMBA

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