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DCMP: Isaac Ngata juge son bilan positif

A la faveur d’un entretien accordé à Africanews,Isaac Ngata, entraineur du Daring club motemapembe -DCMP-, se dit satisfait du parcours réalisé jusque-là avec les Immaculés tant sur l’échiquier national qu’international.A la tête de la « teamVert et blanc »de Kinshasa depuis novembre 2019,l’homme à la casquette blanche a réussi à faire accéder son club à la phase des groupes de la Coupe de la CAF 2019-2020 après neuf ans après. A la suspension du championnat national, au motif de la crise sanitaire mondiale due au Covid-19, le DCMP pointait à la 4èmeposition avec 38 points. Entretien. 

Comment allez-vous durant cette période difficile du Coronavirus?

Je me porte très bien. La situation est identique pour tout le monde. Comme je suis un petit peu casanier, je n’ai pas modifié mon mode de vie. Le seul problème que j’ai eu par rapport à cela, c’est peut-être le manque d’activité.

Votre dernier match à la VL1 remonte au 14 mars. Quel sentiment vous habite face à l’inactivité de votre club?

Après notre élimination de la Coupe de la CAF, nous avons eu du mal à reprendre nos esprits en VL1. On avait perdu notre première rencontrepuis fait un match nul au second. Mais après nous avons enchainé avec des belles prestations contre notamment V.Club et Rangers. Je regrette juste que notre élan soit coupé de suite de la pandémie du Coronavirus. Nous devons nous adapter bien que cela ne soit pas facile. La variante principale est que la récupération sera très difficile. Les deux mois qu’on a perdus vont nous exiger une longue période de récupération. Et il est vrai que mes hommes n’auront pas le même niveau que celui d’avant. Ce qu’on a gardé dans la tête au niveau de la motivation va revenir dès que la reprise du championnat sera effective. Et ma philosophie est que,lorsque c’est pareil pour tout le monde, c’est à nous de travailler pour le niveau souhaité.

Quels sont vos objectifs en cas de reprise du championnat?

Nous visons une place qualificative pour les interclubs de la CAF. Si le championnat reprenait très vite, il serait souhaitable que nous ayons au moins trois semaines pour une remise en forme. Au cas contraire, on aura un championnat de niveau catastrophique.

Comment occupez-vous les joueurs durant cette période?

J’ai recommandé aux joueurs de s’entretenir, c’est-à-dire de courir régulièrement, faire de la motricité, du renforcement, bref des exercices qu’on a l’habitude de faire en groupe. Puisque qu’on ne peut pas procéder au contrôle individuel, nous en appelons à la conscience individuelle pour garder nos joueurs compétitifs.

Quelles ont été les raisons du non aboutissement des pourparlersque vous aviez avec le DCMP en 2013?

J’étais venu ici pour soumettre un projet de restructuration du club. Malheureusement, le projet n’a pas abouti avec le comité de gestion précédent. Comme nous étions restés en contact avec le président VidyeTshimanga, dès qu’il a pris la direction du club, il m’a proposé de revenir. Nous sommes tombésd’accord sur le fait de relancer le club sur un projet de 3 ans.

Comment jugez-vous votre bilan à mi-parcours?

Pour ma première saison, la satisfaction est à son comble. Aller en Coupe de la CAF puis être 4ème en championnat n’est pas peu de chose. Avec ce résultat, on ne peut pas dire que le bilan soit négatif bien qu’il y ait toujours des éléments à changer, beaucoup à faire pour nous performer davantage afin d’arriver à nos fins. Mais dans le long terme, nous voulons faire du DCMP une référence sur le continent africain et ce, dans les règles de l’art.

Après avoir travaillé aux côtés de Claude Leroy, Pierre Le Chantre et Valdo Candido. Comment expliquez-vous que l’on ne vous ait pas proposé au poste de sélectionneur des Diables Rouges?

C’est vrai que j’ai œuvré pour l’équipe nationale pendant 6 ans comme adjoint de ces techniciens. Mais, c’est à la fédération de dire pourquoi ils ne m’ont jamais sollicité malgré ma présence sur le banc des Diables Rouges et ma formation. D’ailleurs, Claude Leroy m’avait proposé à la fédération comme son successeur. Il disait aux administratifs que vous avez un bon entraineur qui peut prendre ma relève et leur demandait de me faire confiance. C’était une source de motivation supplémentaire.Les dirigeants du Congo-Brazzaville  ne m’ont pas cru capable de diriger la sélection. C’est peut-être la raison pour laquelle ils ne m’ont pas confié ce poste. Je ne suis pas là pour les juger. Ils font leur choix et moi mon travail.La RD-Congo doit prendre conscience de ses capacités. Les instances du football doivent réellement travailler pour améliorer le championnat. Il faudrait un jour atteindre, voire surpasser le niveau des pays maghrébins en ce qui concerne l’organisation des compétions, la gestion des contrats, les infrastructures sportives etc.

Propos recueillis par Roddy Grâce BOSAKWA

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