
Le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, a placé la transparence et la rigueur au cœur de son intervention, jeudi 11 septembre à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Devant un parterre d’experts et d’acteurs du secteur réunis à l’initiative de l’ITIE/RDC, de la Chambre des Mines de la FEC et d’Idak, il a exhorté à «une meilleure gouvernance minière et un suivi rigoureux du Programme de Développement Local des 145 Territoires». S’agissant du PDL 145T, le ministre a reconnu que plusieurs obstacles ralentissent son exécution.
«Le manque de financements, l’absence d’infrastructures routières et la faible qualification de certains prestataires» figurent parmi les principales limites relevées. Malgré ces difficultés, il a assuré que le gouvernement poursuit la mise en œuvre du programme, avec des résultats déjà visibles sur le terrain. Guylain Nyembo a ainsi rappelé que le pays enregistre la construction d’écoles, de centres de santé et de bâtiments administratifs dans plusieurs territoires. Mais, selon lui, une nouvelle orientation s’impose désormais.
«L’accent sera désormais mis sur les routes agricoles et l’agriculture», a-t-il déclaré, estimant que ces priorités renforceront l’impact direct du programme sur les communautés rurales. Le dossier minier a occupé une place de choix dans son discours. S’appuyant sur les constats de l’ITIE et de la Cour des comptes, le ministre a dénoncé «le manque de transparence, la faible appropriation communautaire et la qualité discutable des ouvrages liés à la dotation de 0,3 %».
Pour y remédier, il a énoncé sept engagements, dont la promotion de projets générateurs de revenus et le recours au suivi indépendant. En conclusion, le VPM Guylain Nyembo a rappelé l’enjeu stratégique de ces réformes. «L’histoire retiendra notre capacité à transformer les ressources minières en écoles, hôpitaux, routes et emplois», a-t-il lancé, insistant sur l’importance de convertir les richesses naturelles du pays en véritables leviers de développement.
Siméon TUENDELE


