
Face à l’occupation d’une partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par la rébellion du M23/AFC soutenue par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC, l’Union des écrivains congolais -UEC- sort de son silence et lance un message d’unité et de résilience à la population RD-congolaise. «Pays et payses, l’heure est grave! Il est temps pour nous de sauver la patrie en danger! L’heure n’est plus à la division ni aux querelles intestines! Il est temps pour nous de nous unir pour sauver des vies; trop de sangs a coulé, il faut que ça cesse, maintenant!», a-t-elle tiré la sonnette d’alarme.
Dans un communiqué publié récemment à Kinshasa, les écrivains de la RD-Congo ont regretté que, depuis leur dernière déclaration faite le 23 mars 2024 sur l’insécurité en RD-Congo, la situation sécuritaire «n’a pas du tout évolué». Bien au contraire, «elle s’est empirée» et demeure aujourd’hui très préoccupante et alarmante avec d’innombrables pertes en vies humaines -plus de 3000 morts dans les récents affrontement dans la ville de Goma- et des dégâts considérables.
Pour ce, ces hommes et femmes de lettres ont exhorté une fois de plus les acteurs politiques à poursuivre et intensifier les efforts diplomatiques -via les processus de paix de Nairobi et de Luanda. Par ailleurs, l’Union des écrivains congolais a soutenu l’initiative du «Pacte social pour la paix», prônée par les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- et de l’Église du Christ au Congo -ECC-, qu’elle a considérée comme une des voies essentielles pouvant rapidement favoriser un dialogue sincère et inclusif entre toutes les parties prenantes, afin de trouver des solutions durables pour mettre fin à l’insécurité et aux souffrances des populations civiles.
Enfin, ces écrivains RD-congolais ont appelé tous les intellectuels, penseurs, artistes, acteurs politiques, sociaux et religieux à s’engager activement dans ce processus de paix, en faisant preuve de bonne volonté et de sens de responsabilité.
Hénoc AKANO

