
«Le bureau du Procureur appelle toutes les parties concernées, victimes et témoins, organisations nationales et internationales, groupes de la Société civile, les autorités nationales à partager avec le bureau toute preuve qu’ils ont recueillie en relation avec les allégations de crimes internationaux commis à Goma», a annoncé la haute cour internationale dans un communiqué rendu public mercredi 05 février
Les crimes commis dans l’Est de la RD-Congo ne seront pas impunis. Leurs présumés auteurs, co-auteurs et complices devraient tôt ou tard répondre de leurs actes. Ce qui fait que la Cour pénale internationale -CPI- a, dans un communiqué publié mercredi 05 février, invité toute personne détenant des preuves sur les crimes commis à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, au partage d’informations, en vue de traduire les auteurs devant les instances judiciaires.
«Le bureau du Procureur appelle toutes les parties concernées, victimes et témoins, organisations nationales et internationales, groupes de la Société civile, les autorités nationales à partager avec le bureau toute preuve qu’ils ont recueillie en relation avec les allégations de crimes internationaux commis à Goma», a annoncé ledit communiqué. Et de poursuivre: «des sources crédibles indiquent que des milliers de personnes ont été blessées et tuées autour de Goma après l’incursions des rebelles M23 et leurs alliés. Cet appel à témoin de toute personne détenant des preuves et informations va renforcer l’enquête du bureau du Procureur».
Dans le même ordre d’idées, la CPI a rappelé que le bureau du Procureur a ouvert un dossier depuis octobre 2024, et qu’elle continue son enquête qui inclue les derniers événements autour de la ville de Goma, qui est un drame humanitaire sans précédent au 21ème siècle. Depuis 2022, l’armée rwandaise sous le couvert du mouvement terroriste M23 en collaboration avec l’Alliance fleuve Congo -AFC- dirigé par l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, Corneille Nangaa, appuyé par le Rwanda, a de nouveau attaqué la RD-Congo.
Actuellement, les Forces armées de la RD-Congo -FARDC- affrontent les agresseurs dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’occupation de la ville de Goma a causé la mort de plus de 3000 personnes et de dizaines de blessés sans compter des millions de déplacés internes. Cette guerre de l’Est qui a duré environ 30 ans, est un lourd tribut pour la RD-Congo qui a perdu plus de 12 millions d’âmes.

