
En visite à Kinshasa, capitale de la RD-Congo, Johan Borgstam a réaffirmé la position de l’Union européenne -UE- sur le conflit qui secoue la Région des Grands lacs. Au cours d’un point de presse, mercredi 5 mars 2025 à Kinshasa, sanctionnant sa visite au Rwanda et en RD-Congo, le représentant spécial de l’Union européenne pour la Région des Grands lacs a plaidé pour l’ouverture des couloirs humanitaires afin d’apporter une aide aux populations RD-congolaises dans les zones sous contrôle du M23. «L’Union européenne s’emploie à voir comment assister la RD-Congo sur le plan humanitaire. Il faut autoriser l’accès aux humanitaires dans les zones sous contrôle du M23. Nous avons sollicité l’ouverture des couloirs humanitaires et négocier la cessation des conflits», a-t-il déclaré.
Pour lui, les ingérences du Rwanda dans les affaires en RD-Congo constituent une violation du territoire RD-congolais. Ainsi, il a exigé au pays de Kagame d’arrêter d’apporter son assistance militaire et logistique au M23. «Le message que nous avons transmis au gouvernement rwandais concerne la position de l’Union européenne sur tout ce qui se passe dans la Région des Grands lacs. Les ingérences du Rwanda en RD-Congo constituent une violation du territoire RD-congolais. Les forces rwandaises se trouvent sur le sol RD-congolais et doivent rentrer chez eux. Le Rwanda doit aussi cesser d’apporter son assistance militaire et logistique au M23», a-t-il souligné.
La solution politique
Le représentant spécial de l’Union européenne pour la Région des Grands lacs, Johan Borgstam, a souligné qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit en RD-Congo, il faut plutôt «une solution politique». Ainsi, il a exhorté Kinshasa et Kigali à se mettre autour d’une table pour désamorcer la crise. L’ambassadeur Johan Borgstam a préconisé que ces négociations doivent être encadrées par les organisations régionales.
Accompagnant le représentant spécial de l’Union européenne pour la Région des Grands lacs, l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne en RD-Congo, Berlanga Martines Nicolas, a, dans son intervention, souligné que l’accord d’entente signé entre l’UE et le Rwanda sur les matières stratégiques ne revêt pas un caractère juridique. C’est pour la 4eme fois que le représentant spécial de l’Union européenne dans les Grands lacs est en visite en RD-Congo. Durant ces trois jours, soit du 2 au 5 mars, il a rencontré le Président RD-congolais Félix-Antoine Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa, la ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères, l’opposant Martin Fayulu et les représentants des caucus des députés du Nord-Kivu et Sud-Kivu.
Hénoc AKANO
