
Le vent du changement souffle sur le Portefeuille de l’État. Mardi 27 janvier 2026, la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, a officiellement ouvert les travaux de la commission mixte chargée de l’élaboration des budgets des entreprises publiques pour l’exercice 2026. Le message est clair: «l’amateurisme n’a plus sa place au sommet des fleurons de l’économie RD-congolaise». C’est un changement de ton radical qui s’est opéré dans la salle de réunion du ministère du Portefeuille.
En ouvrant les travaux de validation des prévisions budgétaires, Julie Shiku, ministre du Portefeuille depuis août 2025, n’est pas passée par quatre chemins: l’ère de la «navigation à vue» est révolue. Accompagnée des hauts cadres du Conseil supérieur du Portefeuille -CSP- et du Comité de pilotage de la réforme des entreprises du Portefeuille -COPIREP-, la ministre a instauré un nouveau dogme: la performance.
Selon elle, le pilotage des fleurons de l’économie RD-congolaise doit désormais s’adosser à une planification rigoureuse et pluriannuelle. «Le pilotage des entreprises de l’État ne peut plus se contenter de réactions au coup par coup», a-t-elle martelé. Cette approche vise à transformer ces entités en véritables moteurs de croissance, conformément au Programme d’actions du gouvernement -PAG- 2024-2028.
Une rigueur budgétaire non négociable
S’appuyant sur sa circulaire du 5 décembre 2025, la ministre Julie Shiku a rappelé que les documents comptables soumis à la commission ne sont pas de simples formalités administratives. En sa qualité de ministre du Portefeuille RD-congolaise, elle a souligné que ces documents constituent la feuille de route de la souveraineté économique du pays.
Pour l’exercice 2026, a-t-elle indiqué, chaque dépense devra être justifiée par un objectif de production ou d’industrialisation. «L’objectif ultime est clair: aligner les entreprises publiques sur le premier pilier des engagements du Président Félix Tshisekedi, visant la création d’emplois et le renforcement du pouvoir d’achat, notamment à travers le rehaussement du SMIG prévu pour janvier 2026», a-t-elle déclaré. Soucieuse du respect des procédures, la ministre Julie Shiku a appelé les dirigeants des entreprises publiques à une discipline exemplaire. Elle a exigé une conformité stricte au calendrier arrêté par le Conseil supérieur du Portefeuille, insistant tant sur la ponctualité que sur la mobilisation des équipes techniques.
À ses yeux, cette démarche vise à ancrer durablement une «culture de résultats» et de «transparence» au sein des entreprises publiques, souvent critiquées pour leur gestion opaque. «Cette démarche doit ancrer durablement, au sein du Portefeuille de l’État, une culture de résultats, de transparence et de responsabilité, conforme aux exigences de bonne gouvernance et à la primauté de l’intérêt général, dans le respect du devoir républicain. Sur ce, je déclare officiellement ouverts les travaux de validation des prévisions budgétaires de l’exercice social 2026 des entreprises publiques du Portefeuille de l’État», a-t-elle conclu. En plaçant la primauté de l’intérêt général au cœur des débats, la ministre entend faire du Portefeuille un véritable levier de croissance pour l’économie nationale.
Hénoc AKANO
