
Notable de la Tshopo, Francy Bangala Boyoma est formel: «Doudou Fwamba n’est impliqué ni de près ni de loin dans la gestion ou le décaissement des fonds du FRIVAO». Il a fait cette mise au point après que de mauvaises langues ont accusé le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, de détournement des fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Ce projet, initié et porté par le ministre d’Etat à la Justice et Garde des sceaux, est financé par les fonds d’indemnisation des victimes de la Guerre de six jours, payés par l’Ouganda en faveur de la RD-Congo.
Ces fonds sont placés sous la gestion directe du ministre d’Etat en charge de la Justice à travers le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RD-Congo -FRIVAO- et échappent au contrôle du ministre des Finances, selon des sources au ministère des Finances. Ce qui, de l’avis de Bangala, innocente Fwamba face aux accusations de détournement. Au-delà de prendre la défense de l’argentier national, Francy Bangala a soutenu que les fonds du FRIVAO devraient servir les besoins les plus urgents de la population de Kisangani, principale victime de la Guerre de six jours.
«Ces fonds doivent permettre la construction d’un stade moderne à Kisangani qui pourrait porter le nom d’Étienne Tshisekedi, d’une centrale hydroélectrique ou encore d’hôpitaux dignes de ce nom. Une prison ou une école n’est pas une urgence. L’essentiel est que ces fonds soient consommés là où les affrontements ont eu lieu, à Kisangani», a estimé Bangala. Il a, dans la foulée, appelé à la révision des textes qui fondent l’existence de FRIVAO.
«Le texte doit être revu en profondeur pour que les vraies victimes soient effectivement réparées. Le FRIVAO ne doit pas devenir un fonds de détournement, mais un outil de justice et de développement pour Kisangani», a relevé Francy Bangala Boyoma. Ce notable de la Tshopo a par ailleurs plaidé en faveur de la restauration de la sécurité dans cette province issue du démembrement de la Province Orientale.
Sa plaidoirie est logiquement consécutive au constat de «plusieurs cas d’insécurité signalés» dans divers coins de la ville de Kisangani, chef-lieu de la Tshopo. «La sécurité est à la base de tout développement. Elle doit être la priorité des priorités», a argué Bangala avant de saluer les avancées majeures dans la modernisation de la voirie urbaine de l’ex-Stanleyville.
«Le Chef de l’État est déterminé. Et, en bon élève du Président Félix-Antoine Tshisekedi, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi travaille d’arrache-pied pour mobiliser les ressources nécessaires à l’asphaltage de principales artères», a dit Bangala. Et de rassurer: «des routes menant vers les chefs-lieux des territoires seront également réhabilitées en attendant leur modernisation complète». Notable de la Tshopo, Francy Bangala a séjourné ces derniers jours à Kisangani pour participer aux obsèques d’un autre notable, Dr. Jean-Denis Bolongue.
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