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FPI: En mission dans le Haut-Katanga, Bertin Mudimu visite les industries locales

Le Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- conduit une délégation conjointe FPI-ministère de l’Industrie à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Objectif: visiter tous les projets bénéficiant du soutien financier du Fonds de promotion de l’industrie ainsi que d’autres projets en examen. Sur place, le DG Bertin Mudimu Tshisekedi a visité l’entreprise Mining engineering services -MES- qui comporte en son sein six unités industrielles: Anados Africa, Congo Piping, Congo Câbles, Rainbow, Star Labels et Congo Sabuni.

De ces six industries, trois ont connu un accompagnement financier du FPI. La délégation conduite par Bertin Mudimu Tshisekedi, Directeur général du FPI, a aussi visité la ferme avicole «Congo Œuf» qui œuvre dans l’élevage des poules pondeuses et la production d’œufs. Cette ferme a elle aussi bénéficié d’un accompagnement financier du FPI depuis la crise provoquée par la pandémie à Covid-19. Là voilà disposer aujourd’hui de plus de 300.000 poules pondeuses, produisant 6 millions d’œufs par mois. «Mention spéciale au promoteur de ce projet», a souligné le DG du FPI qui entrevoit déjà un nouvel accompagnement de ce projet qui entend se diversifier.

La société Mining engineering services -MES-, une géante dans la sphère industrielle de la RD-Congo présente au pays depuis près de 30 ans, se spécialise particulièrement dans le secteur minier et agro-industriel. «Le partenariat FPI et MES est un modèle de développement industriel qui mérite encore plus d’impulsion», a déclaré le n°1 du FPI à la suite de la visite d’itinérance. «Avec l’appui et l’accompagnement du FPI, MES compte capter les opportunités de croissance, notamment dans le secteur minier où les besoins en intrants et en matériels qui se font de plus en plus sentir et dans le secteur agro-industriel à la vue de la croissance démographique et celle de la consommation».

Tel est l’essentiel du message porté à l’attention du DG Bertin Mudimu Tshisekedi et sa suite lors de cette vite d’itinérance. Dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, trois grands projets de l’entreprise MES ont bénéfici de l’accompagnement du FPI. Il s’agit d’Anados Africa, une industie spécialisée dans la production d’anodes, avec une capacité de 50 000 anodes par an. Elle a l’intention de booster sa production à 80.000 afin de créer 220 nouveaux emplois. Congo Piping c’est pour la production de la tuyauterie industrielle et domestique en polyéthylène. La capacité de production actuelle est de 11 000 tonnes par an avec une génération de 230 emplois, dont 200 pour les RD-Congolais. La société compte augmenter la production à 170.000 tonnes au regard de la demande qui se révèle être très importante. La troisième industrie c’est Congo cables & transformers, pour la production de câbles en aluminium et en cuivre. On y rajoute également la production locale de transformateurs électriques ainsi que des poteaux électriques. En ce moment, la production des câbles et conducteurs en cuivre est de 4.200 tonnes par an et celle de câbles et conducteurs en aluminium de 1.800 tonnes.

A la suite de sa visite guidée, le DG du FPI s’est réjoui de l’implication de l’entreprise MES quant à la transformation de l’industrie RD-congolaise afin d’améliorer le budget de l’État. Le patron du FPI a également souligné que sa présence dans les locaux de MES démontre l’intérêt que le gouvernement porte au partenariat existant entre cette institution financière et cette entreprise industrielle. Bertin Mudimu a insisté sur la nécessité de finaliser les projets en cours de réalisation grâce à la collaboration des deux parties.

«Nous sommes venus ici sur instruction du ministre de l’Industrie pour examiner les différents projets d’investissement qui doivent être financés par le FPI, qui est un instrument entre les mains du gouvernement pour l’accompagner dans la réalisation de la transformation de l’industrie RD-congolaise. Il faut que nous arrivions à produire en augmentant la chaîne de valeur. Il faut que nous produisions en économisant les devises et que nous utilisions la main-d’œuvre locale. Il faut également que nous puissions produire pour permettre au budget de l’État d’être amélioré. On peut l’améliorer avec les industries locales qui produisent et qui paient des taxes à l’État. Donc, il y a tout un arsenal d’objectifs que le gouvernement poursuit et c’est le FPI qui peut également financer des projets d’investissements utilitaires. Vous savez que notre pays doit arriver à domestiquer sa production, c’est-à-dire à maîtriser la chaîne de valeur pour augmenter la valeur ajoutée et par conséquent améliorer le produit intérieur brut qui est la richesse nationale qui doit être partagée entre tous les Congolais. Donc, nous sommes venus voir de visu tous ces projets d’investissement dont nous avons entendu parler et je peux dire que nous sommes satisfaits de la qualité du travail. Parce que sincèrement les défis RD-congolais trouvent des réponses par ce que nous avons vu et si cela peut être encadré pour les cinq – 10 prochaines années, le Congo peut espérer être une grande puissance. Nous sommes venus pour voir et commencer des accords de financement avec les différentes entreprises impliquées dans ces projets», a renseigné le DG Bertin Mudimu.

La prochaine étape va concerner la conclusion des accords de financement, a-t-il rajouté, assurant que les réalisations faites jusque-là ainsi que les projections à venir sont conformes à la vision du Chef de l’Etat. «La vision du Chef de l’Etat est d’améliorer le quotidien du peuple RD-congolais. Et pour l’améliorer, il faut d’abord s’approprier son système de production. En même temps, les RD-Congolais eux-mêmes doivent produire. Et là, le Président veut que le pays produise lui-même. Et je peux dire que la vision du Chef de l’État est rencontrée par le biais du FPI, qui essaie de soutenir des projets qui sont productifs, intégrateurs et qui remplacent les importations par les exportations pour contribuer à l’amélioration de la production nationale. Il faut accompagner le Président de la République parce qu’aujourd’hui nous avons une vision claire qui nous démontre que nous sommes sur une bonne voie et si nous évoluons dans cette perspective sûrement que les RD-Congolais pourront souffler et pourront être heureux d’avoir un Président comme Félix Tshisekedi», a martelé Bertin Mudimu.

Du côté de l’entreprise MES, ses dirigeants ont exprimé leur satisfaction au point de «devoir une fière chandelle au FPI».  Ils ont promis un soutien indéfectible au gouvernement de la République dans la réalisation du Plan d’industrialisation de la RD-Congo. La vision demeure une: «produire des produits RD-congolais, par les RD-Congolais et pour les RD-Congolais, et ce, dans le but de réduire le coût de l’importation au pays».

Par ailleurs, à la ferme avicole «Congo Œufs», Bertin Mudimu a réalisé comment cette entreprise se déploie pour intégrer l’écurie des grandes industries de la RD-Congo, avec une production équivalant à 6 millions d’œufs mensuel au moyen de ses 300.000 pondeuses. Lors de son passage dans les installations de cette ferme avicole, Bertin Mudimu s’est réjoui de l’évolution substantielle de ce projet qu’avait accompagné le FPI il y a trois ans. Aujourd’hui, Congo œufs a sollicité un nouvel accompagnement du FPI. Face à cette demande, le DG Mudimu Tshisekedi a fait savoir que son institution va apprécier dans quelle mesure il peut une fois de plus intervenir.

«Congo œufs est dans un secteur le plus substantiel pour le pays», a-t-il dit. «Nous sommes venus visiter Congo Œufs pour voir dans quelle mesure nous pouvons intervenir dans ce que cette entreprise fait ici. Comme vous le savez, Congo Œufs est dans un secteur très important pour la RD-Congo, qui est l’alimentation de la population. Notre pays est confronté à un problème de sous-alimentation, et nous devons pouvoir donner à cette population la nourriture nécessaire et appropriée. C’est pourquoi nous sommes venus voir avec Congo Œufs ce que nous pouvons continuer à faire parce que dans le passé nous avons été sollicités pour accompagner cette société pendant le Covid. Et nous nous disons aujourd’hui avec la volonté de Congo Œufs d’étendre ses activités, n’était-il pas nécessaire que le FPI continue à pouvoir l’accompagner. Nous verrons alors, sur la base des documents qui nous seront transmis, dans quelle mesure nous pourrions continuer à soutenir cette action, parce qu’elle s’inscrit dans la vision du Président de la République, celle de contribuer à la bonne et équitable alimentation de la population congolaise».

A cette occasion, les responsables de Congo Œuf ont exprimé leur souhait de collaborer à nouveau avec le FPI afin de développer et d’étendre leur entreprise pour un partenariat gagnant-gagnant, avec la population RD-congolaise d’un côté et l’entreprise elle-même de l’autre. Gracia Kabanga, business development manager de Congo œuf, a déclaré: «Aujourd’hui, Congo Œufs a démontré sa capacité à être un acteur important et crucial dans le domaine de la production alimentaire au Haut-Katanga mais aussi dans les provinces voisines. Et le FPI a été un partenaire qui nous a accompagné dans les moments difficiles. Aujourd’hui, nous voyons des opportunités de croissance, et nous attendons de cette entreprise qu’elle continue à nous accompagner pour un développement plus important».

Pour rappel, Congo Œufs dispose de plus de 300.000 poules pondeuses et produit actuellement 6 millions d’œufs par mois, soit environ 200 mille œufs par jours. Cette société dessert en grande partie la région du Grand Katanga et celle du Grand Kasaï. Ses marchés importants sont les villes de Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga, Kolwezi et Kalemi. En sollicitant du FPI un nouveau financement, la ferme Avicole Congo œuf voudrait s’investir dans la chaîne de valeur par la production locale des aliments pour volailles. Ceci est un réel problème auquel fait face plus d’un Aviculteur en RD-Congo.

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