
«Promouvoir un journalisme de qualité au service d’une information fiable, indépendante et inclusive». C’est l’objectif que s’est assigné la Fondation Hirondelle en RD-Congo. Pour relever ce défi, cette ONG a organisé, du mardi 26 au vendredi 29 décembre à Kinshasa, une session de formation à l’intention des journalistes des médias traditionnels, principalement des radios communautaires. Durant les quatre jours, ces professionnels des médias ont été outillés sur les techniques de vérification des faits et la lutte contre les discours de haine, grâce au concours de Balobaki Check, une initiative de factchecking basé à Kinshasa.
Pour Francis-Albert Kamguem, représentant de la Fondation Hirondelle en RD-Congo, la formation s’est inscrite dans le cadre de la mission de cette structure de développement des médias. «A travers cette session, nous comptions renforcer les capacités des acteurs médiatiques pour qu’ils soient capables de répondre face à la désinformation et aux discours de haine», a-t-il expliqué, non sans justifier le choix de Balobaki Check pour la mise en œuvre de cette session. «C’est un partenaire stratégique de la Fondation et nous avons bien voulu mutualiser nos efforts», a-t-il poursuivi.
De son côté, Ange Kasongo, directrice de Balobaki Check, a exprimé sa satisfaction après avoir achevé ces 4 jours de formation qui ont permis d’initier les journalistes des médias traditionnels «dans les techniques de vérification des faits, tant au niveau éditorial que dans l’utilisation des outils» mais aussi au traitement de l’information quand il y a des discours de haine. Elle a dit attendre désormais un engagement des journalistes formés dans la lutte contre la désinformation. Ces derniers, par l’entremise de leur délégué, ont reconnu que «cette formation a été très capitale pour -leur- travail au quotidien».
Après Kinshasa, d’autres sessions sont également prévues à Bukavu et Bunia. Au terme de ces trois sessions, 15 journalistes -5 par région- sur les 45 à formés vont être suivis dans le cadre d’un mentorat. «Au terme, nous attendons que ces personnes puissent transférés les connaissances à leurs rédactions», a expliqué Francis-Albert Kamguem.
Cette formation de Kinshasa mais aussi celles à venir dans le Sud-Kivu et en Ituri sont organisées dans le cadre du projet «Surveiller les flux d’informations et renforcer les capacités du secteur médiatique en RD-Congo pour faire face à la dé/mesinformation» de la Fondation Hirondelle avec le financement de l’Union européenne.


