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FECOFA vs Les Aigles: l’échange musclé entre Veron Mosengo et Vidiye Tshimanga

Entre rappel au droit et menaces de recours, le bras de fer s’intensifie…

Clash. La guerre des courriers a commencé. Le 23 juillet, Veron Mosengo écrit. Deux jours plus tard, Vidiye Tshimanga répond. En l’espace de quatre pages, la FECOFA et le FC Les Aigles du Congo viennent de poser les termes d’un conflit qui dépasse largement une simple demande d’informations.

Dans sa lettre, le président de la fédération reprochait au patron des Aigles un «comportement attentatoire», l’accusait de «harcèlement» et évoquait des «propos diffamatoires» suivis de saisines. Le ton: ferme, présidentiel.

«Courtoisie institutionnelle» contre «harcèlement»

La réponse de Vidiye Tshimanga, datée du 25 juillet, ne cède rien. D’emblée, il reconnaît les principes. Oui, la séparation des pouvoirs. Oui, l’indépendance de la LINAFOOT.

Mais il retourne l’argument. Son appel direct à Mosengo ? Une «démarche de courtoisie institutionnelle». Et il l’assume: il ne la refera plus. Pourquoi ce passage en force ? Parce que, dit-il, «l’administration» de la FECOFA a refusé de transmettre des «informations essentielles» à son club, au risque de lui causer «un préjudice sérieux» dans une procédure «particulièrement sensible».

Qualifier cela de harcèlement est donc, selon lui, «injustifié et déplacé». Traduction: on ne sanctionne pas un club qui réclame son droit de défense.

Le spectre des représailles

C’est sur le second volet que la correspondance se fait la plus tranchante. Vidiye Tshimanga dit trouver «particulièrement préoccupantes» les menaces de Mosengo sur l’affiliation du club et sur d’éventuelles poursuites contre lui.

«Lorsqu’un club qui cherche à défendre ses droits… se voit menacé par le président de sa propre fédération, il devient légitime de s’inquiéter sérieusement de l’avenir du football», écrit-il. Il conteste «formellement et intégralement» l’accusation de diffamation.

Mais il tend aussi une perche: il veut «croire de bonne foi» que ces mots ne sont qu’une «réaction spontanée». Et il est «disposé à tenir ces menaces pour non avenues».

À une condition: que rien ne suive. Car dans le cas contraire, prévient-il à son tour, «le FC Les Aigles du Congo et moi-même nous réservons expressément le droit d’exercer toutes les voies de recours utiles».

Un symptôme: des malformations congénitales

Au-delà des deux hommes, cet échange révèle surtout les «malformations congénitales» du comité Mosengo, concocté et élu avec, entre autres, le soutien actif de Tshimanga.

Depuis son élection, la légitimité du président de la FECOFA est contestée devant le Tribunal Arbitral du Sport, #TAS. Patrice Mangenda et Jean-Claude Mukanya, deux candidats écartés, lui reprochent une élection «irrégulière», obtenue sur la base, selon eux, de la falsification des statuts, d’un procès-verbal et de signatures.

Dans ce contexte, chaque décision de l’exécutif est lue au prisme de cette contestation. Les clubs, à l’image des Aigles, exigent plus de transparence et brandissent le droit de recours. La fédération, elle, veut faire valoir son autorité et l’application stricte des règlements.

Avec la LINAFOOT prise en étau et des procédures disciplinaires qui s’accumulent, Kinshasa retient son souffle.

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