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Les FARDC érigent leur quartier général à Beni

Les événements malheureux, caractérisés par les massacres des populations ayant poussé ces dernières à se révolter dans la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, ont conduit le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à convoquer une urgente réunion du conseil de sécurité lundi 25 novembre à la Cité de l’Union africaine. Elle a été élargie à la MONUSCO représentée par Leila Zirougui, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RD-Congo, pour faire le point de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.  Le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et sécurité, Gilbert Kankonde, le ministre de la Défense, Aimé Ngoy Mukena, le numéro 1 de l’Agence nationale de renseignements -ANR-, le chef d’état major général -EMG- des Forces armées de la RD-Congo -FARDC-, le conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité et les chefs de corps de l’armée et de la Police ont été de la partie. Le seul point inscrit à l’ordre du jour: la situation sécuritaire préoccupante dans la ville de Beni afin d’arrêter des nouvelles stratégies pour y faire revenir le calme. A la fin de la rencontre, deux principales résolutions ont été prises.  Notamment l’installation d’un quartier général avancé des Forces armées à Beni et la mise en œuvre des opérations conjointes entre l’armée nationale et la MONUSCO dans le but d’assurer la paix et la sécurité à la population civile de Beni.

Lundi 25 novembre 2019, la population de ce coin de la FRD-Congo s’est réveillée avec des pleurs à la suite des tueries sauvages perpétrées par les rebelles ougandais ADF mis en débande par l’offensive généralisée que mènent les FARDC. Attristée, cette population a accusé la MONUCO de ne rien faire pour la sécurité. Débordée de colère, elle a incendié la mairie de Beni et scandé des slogans hostiles à la MONUCO. Plus de 60 civils ont été tués dans deux mois par les ADF.

Octave MUKENDI

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