
La situation sécuritaire et humanitaire, très fragile et inquiétante dans l’Est de la RD-Congo, où plusieurs territoires sont sous occupation rwandaise en soutien à la coalition AFC/M23, appelle à une intervention rapide et soutenue. Depuis le Centre international des conférences de Genève, dans la salle plénière BC, le président du Sénat RD-congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, a pris la parole pour solliciter le soutien des membres du groupe géopolitique africain de l’Union interparlementaire sur les questions sécuritaires et humanitaires dans la partie Est de la RD-Congo.
Cette réunion préparatoire est organisée à l’occasion de la 151ème Assemblée de l’Union interparlementaire -UIP-, qui se tiendra du 19 au 23 octobre à Genève. Présidée par Angela Thokozile Didiza, présidente de l’Assemblée nationale d’Afrique du Sud, cette réunion a validé la demande du speaker de la Chambre haute du Parlement RD-congolais, jugée fondée. Au cours de cette rencontre, il était notamment prévu de statuer sur les représentants du groupe africain au sein du comité exécutif de l’UIP, sur les postes à pourvoir pendant la 151ème Assemblée et sur l’élection du président du groupe africain pour la sous-région Afrique de l’Ouest.
Porteur du message de la RD-Congo, sous la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi, le speaker du Sénat RD-congolais a souligné l’urgence qu’il y a à soutenir tous les processus dans lesquels la RD-Congo s’est engagée pour la paix, tout en rappelant que les parlementaires ont le devoir de travailler pour la paix, la démocratie et le bien-être social des populations.
«Je voudrais ici porter à l’attention du groupe africain qu’en tant que parlementaires, nous avons le devoir de travailler pour la paix, la démocratie et surtout le bien-être social des populations, particulièrement sur le volet humanitaire. Point n’est besoin de vous rappeler la situation que nous connaissons à l’Est de la République démocratique du Congo. Je tiens à mentionner que nous avons reçu une mission de bons offices du secrétaire général de l’UIP, M. Martin Chungong, samedi dernier, parce qu’il souhaitait que cette question reste dans l’agenda de l’UIP, en termes de suivi, peut-être même à travers un mécanisme permettant de poursuivre les discussions au niveau de tous les pays impliqués», a-t-il déclaré.
Et de poursuivre: «après sa visite en République démocratique du Congo, il s’est également rendu au Rwanda dans le cadre de ses bons offices. Nous allons donc demander que, lors de notre intervention au niveau de l’Assemblée des présidents, nous puissions obtenir des soutiens aux différents processus dans lesquels nous sommes engagés pour la paix dans cette partie du pays».
Puis: «Je n’ai pas besoin de vous rappeler l’implication de la SADC, de l’EAC, de l’Angola et, aujourd’hui, le processus que nous avons au niveau de Washington et de Doha. Je tenais absolument à informer les membres pour qu’ils ne soient pas surpris de mon annonce concernant ma demande de soutien sur cette question de paix et de sécurité dans l’Est de la RD-Congo, mais surtout sur le volet humanitaire, car nous faisons face à l’une des plus grandes crises. La thématique de cette 151ème rencontre vise justement les questions humanitaires, notamment dans les zones de crise. C’est simplement un point d’information que j’ai voulu porter à l’attention des membres du groupe Afrique et recueillir leur soutien sur cette question».
La délégation RD-congolaise, conduite par le président du Sénat, est composée de quelques députés nationaux, sénateurs et membres de l’administration.
