
Porte-parole de l’Intersyndicale, Godefroid Matondo a vivement remercié le gouvernement pour la promptitude dans l’exécution des engagements pris à Bibwa, ce qui n’a jamais été le cas par le passé. «Les syndicats vont s’impliquer profondément dans l’assainissement du fichier des enseignants», a-t-il rassuré
Le gouvernement et le banc syndical des enseignants ont procédé à la signature de l’Arrêté interministériel portant création et mise en place de la Commission permanente de suivi des accords de Bibwa, lundi 14 octobre 2024 en la salle des conférences du ministère de la Fonction publique, Modernisation et Innovation à Kinshasa.
Le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau; la ministre d’État chargée de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu; le ministre d’État chargé du Budget, Aimé Boji Sangara; et la vice-ministre des Finances, O’Neige Nsele Mimpa, ont apposé leurs signatures sur le document. La cérémonie s’est déroulée en présence des délégués de l’Intersyndicale des enseignants, du Synecat, du Syeco, Synieco et Syneep.
Nettoyage du fichier des enseignants
Au cours de l’événement, les membres du gouvernement central ont insisté, chacun dans son mot de circonstance, sur l’impérieuse nécessité du nettoyage du fichier des enseignants. «Cet assainissement permettra de lutter contre la fraude, d’élaguer les fictifs, pour dégager des marges budgétaires qui seront affectées à l’amélioration des conditions socio-professionnelles des enseignants», ont-ils souligné. Par ailleurs, le gouvernement a également insisté sur l’octroi du statut particulier d’agent public de l’État à l’enseignant RD-congolais.
Dans son intervention, la ministre d’État en charge de l’Education nationale, Raïssa Malu, a dit sa gratitude et sa disponibilité pour cette nouvelle collaboration, revenant sur l’option d’assainir le fichier pour une amélioration significative des conditions des enseignants. Pour sa part, le VPM Jean-Pierre Lihau a, dans le mot introductive, souligné l’importance de l’arrêté interministériel qui cadre avec le dialogue permanent caractérisant l’action du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, suivant le cap fixé par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
«Face aux difficultés, les divergences, il n’y a que le dialogue pour aplanir les choses, et surtout tracer les voies ensemble pour avancer», a-t-il dit aux délégués syndicaux. Jean-Pierre Lihau a rappelé que la création de cette commission permanente fait partie des accords signés à Bibwa, afin de procéder à des évaluations périodiques de l’exécution des engagements pris. À propos de l’assainissement du fichier, le VPM Jean-Pierre Lihau a laissé entendre qu’actuellement, il y a plus ou moins 700.000 enseignants des écoles publiques dans un fichier qui comporte des fictifs, des fraudeurs, d’où d’un fichier nettoyé et maîtrisé par le gouvernement.
Amélioration des conditions de travail des agents de l’État
Le ministre d’État en charge du Budget, Aimé Boji, a, quant à lui, indiqué qu’en 2025, le gouvernement va accélérer le contrôle des effectifs pour dégager des marges budgétaires devant permettre d’améliorer les conditions de travail des agents de l’État. Et la vice-ministre des Finances O’Neige Nsele Mimpa a laissé entendre que les dépenses des rémunérations sont les priorités du ministère des Finances, en dehors des dépenses sécuritaires. «La paie des enseignants est la marque de reconnaissance du gouvernement pour le travail et le sacrifice des enseignants car, le Président de la République tient à la valorisation de la profession enseignante», a-t-elle signifié.
Porte-parole de l’Intersyndicale, Godefroid Matondo a vivement remercié le gouvernement pour la promptitude dans l’exécution des engagements pris à Bibwa, ce qui n’a jamais été le cas par le passé. «Les syndicats vont s’impliquer profondément dans l’assainissement du fichier des enseignants», a rassuré Godefroid Matondo. Les accords conclus le 26 août dernier au Village Venus à Bibwa, dans la banlieue de Kinshasa, entre le gouvernement et le banc syndical des enseignants portaient sur la paie complémentaire de 50.000 FC ajoutés au salaire, et 20.000 FC de prime de la gratuité. «50.000 FC devront être ajoutés après le nettoyage du fichier de paie des enseignants», a-t-on appris.
